Résumé

La timidité vaincue en 12 leçons… (1912)

« Le grand tort de certains éducateurs, dit Yoritomo-Tashi, est de prôner la modestie en réservant à la timidité les trésors de leur indulgence.
« Cette fausse vertu, même si elle est accompagnée de qualités sérieuses, deviendra toujours un obstacle à la marche vers le Mieux, qui doit être notre but à tous.
« La défiance de nous-mêmes, source de la timidité, découle toujours d'un doute en nos propres forces et ne peut que nous diminuer en nous empêchant de donner à nos pensées et à leur réalisation l'essor qui les ennoblit. »
Source : Gallica

La timidité vaincue en 12 leçons… (1912)

Le timide n'entre point en sympathie avec les siens, quel que soit l'amour qu'il ait pour eux.
L'appréhension de sa gaucherie lui fait redouter les expansions et tandis que souvent son cœur se fond dans un élan de tendresse, l'embarras qu'il éprouve pour la témoigner fait qu'il se dérobe aux marques d'affection des siens. Trop souvent même, c'est par un geste brusque qu'il met fin à une manifestation sentimentale qu'il ne sent pas le courage de traduire telle qu'il la ressent.
Source : Gallica

La timidité vaincue en 12 leçons… (1912)

Et les timides ne peuvent supporter la pensée d'accomplir les gestes qui consacrent la rivalité ; ils préfèrent céder la place à ceux qu'ils pourraient, avec de l'énergie, arriver à éclipser, et, de cela, ils conçoivent un dépit qui s'aggrave très vite de tous les ferments de l'envie.
Il est un paradoxe qui consiste à prétendre que le défaut flétri sous le nom d'envie a parfois l'avantage de provoquer l'émulation, amie du progrès.
Cette défense trop subtile d'un sentiment manquant de grandeur ne peut servir de circonstance atténuante à l'envieux par timidité.
Source : Gallica

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