Paul Hartenberg, Les timides et la timidité (1901)
“ Lorsqu'on le regarde, le sang lui monte au visage, il se trouble, la parole s'embarrasse, le cœur palpite, il est étreint par une angoisse inexprimable. Alors, pendant une minute, il est absolument incapable de parler et d'agir librement. Il ne cherche qu'à cacher son trouble, en faisant semblant de s'occuper à autre chose. Chaque fois qu'il doit se montrer en public, parler à quelqu'un, ce lui est une véritable torture. A l'avance, il a peur de rougir et, le moment venu, il ne manque pas de le faire. Tout seul, lorsqu'il est livré à ses pensées, c'est à la rougeur qu'il songe exclusivement. ”
