Résumé

Léon Laroche Gustave Chaillier, dit le petit bossu parisien… (1869)

Enfants, à la mine éveillée, Soyez joyeux, soyez contents : La prairie est toute émaillée De fleurs qui poussent au printemps; Ebattez-vous sous le feuillage, Dans l'herbe et sous l'azur des cieux, Amusez-vous, c'est à votre âge Que l'on doit être insoucieux.
Enfants, le printemps vous convie, Ah! profitez de vos beaux jours, Ils sont si courts dans cette vie ; Jouez, enfants, jouez toujours.
La musique avait produit un tel effet sur Chaillier que, dès que la jeune fille eut fini de chanter, tous les assistants remarquèrent en lui un mieux sensible.
Source : Gallica

Léon Laroche Gustave Chaillier, dit le petit bossu parisien… (1869)

La voix de Gustave CHAILLIER est des plus agréables ; c'est une sorte de boîte musicale ; elle a de l'étendue, de l'ampleur, de la douceur; l'étude l'a assouplie, fortifiée, assise, si nous pouvons nous servir de cette expression. Avec les moyens qu'il possède, ce jeune artiste chante à ravir la romance, il dit avec un naturel inimitable la chansonnette et, le cas échéant, il aborde les morceaux les plus sérieux du répertoire d'opéra
Source : Gallica

Léon Laroche Gustave Chaillier, dit le petit bossu parisien… (1869)

J'y suis allé bien souvent, reprit malicieusement Chaillier, j'ai vu passer le cheval blanc et la cocotte, mais jamais le bossu.
Celui qu'on a surnommé le petit bossu parisien est doux, afiable. Il cause peu, réfléchit beaucoup, pense juste et s'exprime bien.
Élevé dans la misère, il en connaît à fond toutes les souffrances, toutes les tortures, et, cœur bon et généreux, il se montre toujours prêt à soulager ceux que l'infortune frappe inexorablement; car il est plus heureux des services qu'il rend que des triomphes qu'il remporte.
Source : Gallica

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