Résumé

Léon Jaubert Contribution à l'étude de la scoliose hystérique (1902)

Lorsque, dans le pas, le membre inférieur du côté de la déviation s’est porté en avant et repose complètement sur le sol, le thorax s’incline brusquement en masse du même côté sur le bassin, faisant avec celui-ci un angle à peine obtus, quelquefois presque un angle droit : la malade est comme couchée sur sa crête iliaque. Puis le pied se soulève, le thorax se redresse rapidement, l’axe vertébral conservant une déviation moyenne. Il se produit un balancement ou, mieux, une sorte de plongeon qui
rappelle un peu la démarche d’une luxation congénitale unilatérale.
Source : Gallica

Léon Jaubert Contribution à l'étude de la scoliose hystérique (1902)

En premier lieu nous placerons cette boiterie très marquée présentée par nos deux malades. Mirallié, dans sa première observation, dit bien que la malade en marchant, boite très bas, mais il ne paraît pas y ajouter une grande importance. Une scoliotique ordinaire, cependant, ne boite jamais et, partant, il suffît, de constater ce symptôme pour pouvoir affirmer, d’ores et déjà, qu’il ne s’agit pas d’une scoliose essentielle. Il est donc d’un gros appoint pour le diagnostic, d’autant plus qu’il est très marqué et qu’il saute immédiatement aux yeux. La démarche de la malade est très spéciale.
Source : Gallica

Léon Jaubert Contribution à l'étude de la scoliose hystérique (1902)

La variété de scoliose dont nous nous occupons, procédant essentiellement de l’hysterie, nous devons retrouver ici les memes caractères de mobilité et d’instabilité qui marquent toutes les manifestations de la névrose. Et, en effet, la contracture disparaît brusquement, comme elle était venue, un beau matin,sous l'influence de rémotion, de la suggestion, ou même sans cause apparente. D’autre part, on le sait, l’hystérie n’est pas fertile en troubles trophiques ; elle ne s’attaque aux vertèbres pas plus qu’aux autres os.
Source : Gallica

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