Armand Silvestre

Armand Silvestre

Résumé

Portrait de Armand Silvestre Armand Silvestre Au pays des souvenirs

Il existe deux portraits superbes de Jeanne Thilda... L’un, dessiné par Clésinger, peut être comparé, pour l’ampleur de l’aspect, au magnifique crayon que Couture a laissé de George Sand. Rien de plus fier que cette jeune et triomphante figure à laquelle, suivant l’admirable expression de Baudelaire, ses cheveux semblent faire un « casque parfumé ». Bien qu’en noir sur blanc, il donne, tant il est vivant, l’impression des couleurs. On dirait, sous un ciel d’or, un rayonnement de neige que la bouche ensanglante et que les yeux percent de leur double azur, comme deux fleurs obstinées.
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Portrait de Armand Silvestre Armand Silvestre Au pays des souvenirs

Moi je dis que la lumière naîtra d’une sensation traduite par l’élan poétique. Une impression spontanée, chez un esprit supérieur, caractérisera tout à coup l’homme nouveau. Sera-ce l’amour ou la mort qui parlera ? Peut-être l’un et l’autre. Peut-être que, dans l’extase du plaisir, excès de vitalité, ou dans la volupté du dernier assoupissement, paroxysme de lucidité, l’âme se sentira complète. Alors la vraie poésie chantera son hymne de triomphe. Les mots esprit et matière feront place à un mot nouveau...
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Portrait de Armand Silvestre Armand Silvestre Au pays des souvenirs

Pendant qu’on discutait la question du service religieux, je me mis à parcourir, seul, le parc sous les premières fraîcheurs de l’ondée. Seul — pas tout à fait — le chien favori de George Sand, le pauvre Fadet, qui m’avait si bien fait, à ma première visite, les honneurs des moindres allées du jardin, vint me tenir un moment compagnie. Nous étions brouillés depuis ce temps-là, je ne sais pourquoi, — car Fadet était affreusement susceptible ; la douleur commune rapprocha, un instant, l’homme et la bête.
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