Armand Silvestre,
Au pays des souvenirs
“ Il existe deux portraits superbes de Jeanne Thilda... L’un, dessiné par Clésinger, peut être comparé, pour l’ampleur de l’aspect, au magnifique crayon que Couture a laissé de George Sand. Rien de plus fier que cette jeune et triomphante figure à laquelle, suivant l’admirable expression de Baudelaire, ses cheveux semblent faire un « casque parfumé ». Bien qu’en noir sur blanc, il donne, tant il est vivant, l’impression des couleurs. On dirait, sous un ciel d’or, un rayonnement de neige que la bouche ensanglante et que les yeux percent de leur double azur, comme deux fleurs obstinées. ”
