Léon Marillier, La Sensibilité et l’Imagination chez George Sand
“ Elle a vécu en communion étroite et directe avec cette multiple vie des plantes et des champs ; l’âme même de la terre a passé en elle. Aussi nul peintre n’a-t-il su comme elle communiquer l’émotion spéciale et précise que cause un paysage et le faire revivre en vous tout entier. Seul peut-être, avec elle, Fromentin a possédé ce don merveilleux de voir la nature du dedans et de la raconter, si j’ose dire, en même temps qu’il la dépeint. George Sand ne sait point seulement, comme Flaubert par exemple, faire voir ce qu’elle décrit, mais aussi le faire sentir et rêver. ”
