Résumé

Léon Marillier La Sensibilité et l’Imagination chez George Sand

Elle a vécu en communion étroite et directe avec cette multiple vie des plantes et des champs ; l’âme même de la terre a passé en elle. Aussi nul peintre n’a-t-il su comme elle communiquer l’émotion spéciale et précise que cause un paysage et le faire revivre en vous tout entier. Seul peut-être, avec elle, Fromentin a possédé ce don merveilleux de voir la nature du dedans et de la raconter, si j’ose dire, en même temps qu’il la dépeint.
George Sand ne sait point seulement, comme Flaubert par exemple, faire voir ce qu’elle décrit, mais aussi le faire sentir et rêver.
Source : Wikisource

Léon Marillier La Sensibilité et l’Imagination chez George Sand

Sa tendresse, toujours frémissante des souffrances d’autrui, est sa vivante inspiration bien plutôt qu’une idée de justice abstraite et, si grand que soit son amour des pauvres, elle serait toute prête à plaindre les riches, s’ils regrettaient dans le nouvel état de choses leurs richesses passées. Son rêve, c’est l’avènement du règne de Dieu sur la terre, c’est le bonheur et la joie de tous, pauvres et riches d’hier, au sein d’une association égale et fraternelle, où chacun travaillerait pour tous, où l’on ne connaîtrait plus la haine ni l’envie, la violence ni l’injustice.
Source : Wikisource

Léon Marillier La Sensibilité et l’Imagination chez George Sand

N’est-ce point toujours l’âme d’un écrivain qui s’exprime en un livre, et son imagination n’imprime-t-elle pas sa forme aux événements qu’il raconte, aux paysages qu’il décrit, aux caractères même qu’il analyse ? Composer, c’est choisir : qui guidera le romancier dans son choix, sinon ses préférences, ses goûts, la structure même de son esprit ? C’est une duperie que de vouloir transformer un roman en une œuvre scientifique : on voit bien tout ce qu’il y peut perdre en beauté et en puissance, on ne voit guère ce qu’il y peut gagner.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature