René Doumic,
George Sand, dix conférences sur sa vie et son œuvre
(1909)
“ Ne sait-on pas que la passion est chose fatale et irrésistible ? « Nulle créature humaine ne peut commander à l’amour et nul n’est coupable pour le ressentir et pour le perdre. Ce qui avilit la femme, c’est le mensonge... » Et encore : « Ils ne sont pas coupables, ils s’aiment. Il n’y a pas de crime là où il y a de l’amour sincère. » L’union de l’homme et de la femme, d’après cette théorie, ne repose que sur l’amour ; l’amour disparaissant, l’union ne saurait subsister. Le mariage est d’institution humaine ; mais la passion est d’essence divine. Dans le conflit, c’est le mariage qui a tort. ”
