O.-G. de Heidenstam 

Résumé

O.-G. de Heidenstam  Revue des Deux Mondes

L’amour que décrit M. de Geijerstam est celui qu’on peut attendre de cette race, un amour fait de contrastes et d’extrêmes, mélange d’entraînement passionnel et de rêve sentimental, libre de tout artifice comme de tout libertinage, aussi capable des élans et des abandons de la passion sensuelle que des réserves et des pudeurs du sentiment idéal ; — amour qui peut, par exemple, un soir de printemps, après la danse sur la pelouse, jeter par hasard deux êtres jeunes, vigoureux et vibrans, dans les bras l’un de l’autre, en laissant au mariage de consacrer plus tard ces fiançailles naturelles
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O.-G. de Heidenstam  Revue des Deux Mondes

Le culte de la mère, comme le culte de la femme, sont des vestiges de l’ancienne Mariolâtrie, qui inspira la Renaissance et que renversa la Réformation. Le respect exagéré de l’autorité paternelle est un vieux reste du droit romain, qui doit disparaître, comme ont disparu le culte des morts et la dévotion aux cendres des aïeux. La tyrannie de l’autorité des parens est symbolisée, dans Maître Olaf, par le caractère et le rôle de la mère du réformateur, qui veut, « dans le cercle étroit de ses droits de mère », étouffer l’essor d’une grande œuvre. Tout en elle s’oppose à la mission de son fils.
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Pour arriver à la béatitude, il faut moins se préoccuper de connaître et jouir davantage d’être ; estimer ce qu’elle vaut chaque minute de l’existence, qui n’est ni le passé, ni l’avenir, mais la seule qui soit à nous ; ne pas oublier de vivre à force de chercher à connaître le pourquoi de la vie ; ne pas se glorifier de la somme de ses connaissances positives, jusqu’à en oublier la gloire du soleil et du printemps, jusqu’à passer à côté du bonheur, pour avoir voulu se rendre compte de son essence.
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