Cucheval-Clarigny,
De la Vérité dans le Roman moderne…
“ Les cœurs les plus durs se sentent fléchir devant la mort : quel est l’homme qui peut se défendre de toute émotion en présence du cadavre même d’un indifférent, même d’un inconnu ? Et Godfrey, qu’on nous dit faible et irrésolu, mais honnête et bon, contemplera froidement le cadavre de sa femme, et il ne lui échappera pas même une larme qu’il pourrait mettre, après tout, sur le compte de la compassion ? Dites-nous, si vous voulez, qu’au milieu de sa douleur et de ses remords il sent se glisser dans un des replis cachés de son cœur un furtif sentiment de délivrance ”
