Silas Marner

Définition et enjeux

Portrait de George Eliot George Eliot,  Silas Marner

“ Comme Dunstan Cass tournait le dos à la chaumière, Silas Marner n’en était pas éloigné de plus de cent mètres. Il revenait péniblement du village. Un sac jeté sur ses épaules lui servait de pardessus, et il tenait une lanterne de corne à la main. Ses jambes étaient fatiguées ; mais son esprit, qui ne pressentait aucun changement, était à l’aise. Le sentiment de la sécurité naît plus fréquemment de l’habitude que de la conviction ”
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Portrait de George Eliot George Eliot,  Silas Marner

“ Les pensées de Silas ne pouvaient plus se mouvoir dans leur ancien cercle. Elles se trouvaient déroutées par un vide semblable à celui que la fourmi laborieuse rencontre, lorsque la terre s’est affaissée sur le sentier conduisant à sa demeure. Le métier était là, et le tissage, et le dessin croissant du tissu ; mais le brillant trésor dans la cachette, sous ses pieds, avait disparu ; la perspective de le palper et de le compter n’existait plus ; le soir n’avait plus ses visions de délices pour calmer les désirs ardents de cette pauvre âme. ”
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Portrait de George Eliot George Eliot,  Silas Marner

“ C’était ce Godfrey, naguère donnant de si grandes espérances, qui se tenait les mains dans les poches de son habit et le dos tourné au feu, dans le salon aux sombres lambris, à une heure avancée de l’après-midi, un jour de novembre de cette quinzième année de la résidence de Silas Marner à Raveloe. La lumière grise et pâlissante éclairait faiblement les murs ornés de fusils, de fouets et de queues de renard ; les habits et les chapeaux jetés sur les chaises ; les gobelets d’argent exhalant une odeur de bière éventée ”
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