“ DU VÉNÉRABLE BÈDE, PRÊTRE. Le vénérable Bède, prêtre et moine, illustre commentateur, florit en Angleterre vers l’an du Seigneur 666. I. Bien qu’il soit compris dans le Catalogue des saints, cependant l’Église ne l’appelle pas Saint, mais Vénérable, pour deux raisons. Premièrement, parce qu’étant aveugle, et à cause de son extrême vieillesse, il se faisait conduire par les campagnes et les bourgades et prêchait partout la parole de Dieu. ”
Bède
Définition et enjeux
Le Vénérable Bède, prêtre et moine anglais du VIIe siècle, figure centrale de la tradition intellectuelle chrétienne, est célèbre pour ses commentaires scripturaux et son rôle dans la transmission du savoir. Les auteurs l'ont abordé sous divers angles : Guillaume Durand souligne son activité missionnaire malgré l'aveuglement, tandis que Frédéric Ozanam le présente comme un symbole de renaissance intellectuelle.
Ernest d'Hervilly, dans Histoires de mariages, utilise le nom "Bède" de manière métaphorique, illustrant une quête désespérée, et George Eliot, dans Adam Bede, joue sur la ressemblance du nom pour ancrer une histoire familiale. Le Dictionnaire de théologie catholique insiste sur son influence doctrinale, notamment sur la symbolique eucharistique. Ces approches, mêlant histoire, littérature et théologie, révèlent la pérennité de l'héritage de Bède dans les discours culturels.
Citations sur “Bède”
Frédéric Ozanam,
Œuvres complètes de Frédéric Ozanam…
“ Mais, sous ces misérables enveloppes dont on avait couvert la science comme une momie au tombeau, la chaleur se ranime, et les premiers signes d’une nouvelle vie se font reconnaître au moment où paraît le vénérable Bède. ”
Ernest d' Hervilly, Histoires de mariages (1879)
“ Mille sacrés millions de parapluies d'acier ! hurla le capitaine du Miroir, en apprenant que des animaux inconnus pour M. Bède couraient en pleine liberté dans la cale. Vous avez fait sauver mes jardiniers ! – Vos jardiniers ?.... articula péniblement M. Bède, plus malade que jamais, et qui était retombé accroupi sur le plancher du bateau. ”
“ Adam Bede et tous les siens pourraient bien se noyer sans que cela vous fît rien ; la minute après vous minauderiez devant votre miroir. — Adam Bede noyé ? dit-elle en laissant retomber ses bras et l’air effaré, quoique soupçonnant sa tante d’exagérer dans un but d’admonestation, suivant son habitude. — Non, ma chère, non, dit Dinah avec bonté, car madame Poyser était sortie sans daigner donner plus d’explication. Ce n’est pas Adam : c’est son père, son vieux père, qui est noyé. Il est tombé hier au soir dans le nant des Saules. M. Irwine vient de me le dire. ”
Ernest d' Hervilly, Histoires de mariages (1879)
“ Mais alors, par dizaines, par centaines, sur ses mains, sur ses bras, sur ses jambes, sur sa poitrine, sur son visage, marchèrent et sautèrent des êtres vivants, mous, froids, mouillés, ayant des pattes et un ventre ballonné. Fou de terreur, bondissant dans le noir cabanon où il était enfermé, se ruant avec rage contre les parois, M. Bède se mit à hurler comme un diable immergé dans un bénitier par des anges malicieux : – A moi ! au secours ! Déralingué ! A moi ! je meurs ! Les cris de désespoir du malheureux employé du grand et célèbre magasin furent enfin entendus. ”
Ernest d' Hervilly, Histoires de mariages (1879)
“ Mais, mon parrain ?... objecta timidement M. Bède. Il va m'attendre. – Je m'en bats l'oeil ! Si ton parent vient ici, je le f... jette à l'eau, que je te dis ; là ! Allons, dors, et si tu as faim, viens sur le pont manger la soupe avec des amis. Ayant formulé cette bienveillante invitation, le patron du Miroir-de- Justice sortit de la cale, emportant la lanterne, et laissant le triste M. Bède, plus faible qu'un enfant au maillot, dans des ténèbres que, fort heureusement, les promenades des crapauds ne devaient plus rendre infernales. ”
Anonyme, Les Mille et Une Nuits
“ La reine Labe, qui n’avoit encore vu personne de comparable au roi Beder, et qui venoit de concevoir une forte passion pour lui, songea sur ce discours à faire en sorte que le vieillard le lui abandonnât. ”
Narcisse-Eutrope Dionne,
Le Parler populaire des Canadiens français
“ Bec-d’âne, outil tranchant de charron, de menuisier, pour creuser des mortaises. Bedder, v. a. (Angl.) — Poser. Ex. Bedder une vitre. — Asseoir, fixer. Ex. Bedder une pierre sur son lit de mortier. (B. P. F.) Bedeau, n. m. — Faire quelque chose en bedeau, travailler avec soin. — Le trou du bedeau, la fosse dans un cimetière. Bee, bi, n. m. (m. a.) Corvée. Ex. Faisons un bee pour éplucher du blé d’Inde. ”
Alfred Vacant, Eugène Mangenot, Émile Amann, Dictionnaire de théologie catholique
“ La messe commémoraison symbolique de la passion. — Le symbolisme des éléments consacrés est développé dans le sens augustinien et isidorien ; Bède insiste comme ses prédécesseurs sur la nécessité de mêler l’eau au vin pour que le tout symbolise l’offrande du corps mystique. In Luc., 1. VI, P. L., t. xcii, col. 597 ; voir aussi De tabern., 1. II, c. ii, t. xci, col. 428 ; Exp. in Lev., vii, t. xci, col. 343. Geiselmann, Die Eucharistielehre der Vorscholastik, Paderborn, 1926, p. ”
François-René de Chateaubriand,
Mémoires d’outre-tombe
“ Bedée (Marie Ginguené, dame de) , tante de l’auteur, I, 36 ; — II, 102.Bedée (Caroline de) , cousine de l’auteur, I, 36 ; — II, 184, 185.Bedford (duc de) , IV, 257.Beethoven, II, 259.Beker (le général) , IV, 65. ”
Jésuites et imprimeurs de Trévoux, Dictionnaire de Trévoux/6e édition…
“ Beth, ou Bed. C est le nom que les Indiens donnent à leurs Livres sacrés. Il ne se dit guère qu’au pluriel. Ils prétendent que Dieu donna à Brama quatre livres, où toutes les sciences & les cérémonies de la Religion des Brachmanes sont comprises, & ce sont ces quatres livres qu’ils appellent des beths. BETHA. s. m. C’est le nom de la seconde lettre des Grecs, que quelques-uns prononcent Vita, comme font les Grecs depuis plusieurs siècles. Voyez Beth. BÉTHANIE. Bethania. Bourg & château de la Tribu de Benjamin, aux environs de Jérusalem au levant, au pied du mont des Olives. ”
“ Les pas légers parcouraient la cuisine, accompagnés du mouvement de l’époussoir, faisant à peine autant de bruit que la brise légère qui chasse la feuille d’automne sur la poussière du sentier ; et, dans son trouble, Adam croyait voir un visage à fossettes, avec des sourires fripons et de grands yeux noirs regardant l’époussoir, une petite figure arrondie se baissant un peu pour en tenir le manche. ”
“ Et chaque fois qu’Adam passait quelques semaines éloigné de la Grand’Ferme, ou paraissait vouloir résister à son amour comme à une folie, Hettv avait soin de l’enlacer de nouveau dans ses filets, par des petits airs de douceur et de timidité, comme si elle était chagrine de sa négligence. Mais épouser Adam, c’était une tout autre affaire ! Rien au monde ne pouvait l’engager à le faire. ”
“ L’amour est habile à se tromper lui-même, comme un enfant qui joue tout seul à qui cherche trouve ; il se complaît à des espérances auxquelles en même temps il ne croit pas. Adam fut si satisfait de ce que Dinah lui avait dit, qu’il pensa tout aussitôt à la prochaine visite qu’il ferait à la Grand’Ferme, où Hetty lui montrerait peut-être plus de bonté que précédemment. ”
Charles Augustin Sainte-Beuve,
Poésies
“ Des souvenirs d’enfance, aussi doux à notre âme Qu’un rêve d’avenir : C’était à pareille heure (oh ! je me le rappelle) Qu’après vêpres, enfants, au chœur de la chapelle, On nous faisait venir. La lampe brûlait jaune, et jaune aussi les cierges ; Et la lueur glissant aux fronts voilés des vierges Jaunissait leur blancheur ; Et le prêtre vêtu de son étole blanche Courbait un front jauni, comme un épi qui penche Sous la faux du faucheur. Oh ! qui dans une église, à genoux sur la pierre, N’a bien souvent, le soir, déposé sa prière, Comme un grain pur de sel ? ”
“ La cuisine ne devait point être comme s’il n’y avait pas eu de malheur. Adam, vaincu par les émotions et les agitations de cette journée, après une nuit de rude labeur, était tombé endormi sur un banc de l’atelier, et Seth s’occupait dans l’arrière-cuisine à allumer du feu avec des copeaux, afin de faire bouillir de l’eau et d’engager sa mère à prendre une tasse de thé, douceur qu’elle se permettait rarement. ”
“ Une vieille robe est bonne pour en doubler une autre, mais elle ne peut servir autrement. Tu aimerais peut-être bien mieux avoir une femme pour raccommoder tes habits et préparer ta nourriture, plutôt que ta vieille mère. Et je ne serai rien qu’un embarras, assise au coin de la cheminée. (Adam frappait du pied et s’agitait avec malaise ; il craignait par-dessus tout entendre sa mère parler d’Hetty.) ”
“ Comment, dans une telle situation d’esprit, Hetty aurait-elle pu s’apitoyer beaucoup sur le chagrin d’Adam, ou penser à ce pauvre vieux Thias, noyé ? Les jeunes âmes, dans un délire aussi doux que le sien, ne sont pas plus sympathiques que des papillons suçant du nectar ”
La couronne harmonieuse : 12 mélodies sur les fêtes de la très-Sainte Vierge (1862)
“ MARIE A BETHLÉHEM. La terre a fait silence, Le Ciel s'est incliné : Tressaillons d'espérance ; Un Enfant nous est né. CIICEUR. Gloria in excelsis Deo. Une Vierge féconde Vient d'enfanter un fils; Depuis longtemps au monde Le Ciel l'avait promis. Gloria. Quand à ses pieds la terre Devrait être à genoux, Je n'y vois qu'une mère Avec son chaste époux. Pauvre Mère ! elle pleure Sur ce divin Enfant, Qui, dès sa première heure Se fait pauvre et souffrant. ”
Octave Pradels,
Chansons : monologues, chansons à dire…
(1886)
“ Lorsque sourit le bébé rose, En dormant, sous ses blancs rideaux, C'est que, tout près de lui, se pose La Vierge des Berceaux. C'est la bonne fée, invisible A tout ce qui n'est plus enfant, Qui donne le sommeil paisible Et le beau rêve triomphant. C'est Elle qui, d'une caresse, Écarte les cheveux bouclés Et qui ramène, avec tendresse, Le drap sur les bras potelés. ”
“ Tu peux bien parler de l’affliction comme d’une bonne chose, Seth, car elle te profite. On dirait, à te voir, que tu ne connais pas plus les soucis ou les embarras que lorsque tu étais un petit enfant éveillé dans son berceau. Car tu y restais toujours sans bouger avec les yeux ouverts, tandis qu’Adam ne pouvait rester tranquille une minute quand il était réveillé. Tu as toujours été comme un morceau de chair que rien ne peut meurtrir ; et quant à ça, ton pauvre père était justement la même chose. Mais vous avez les mêmes yeux aussi. (Ici Lisbeth se retourna vers Dinah.) ”
Aloysius Bertrand, Gaspard de la nuit: Fantaisies à la manière de Rembrandt et de Callot
“ L'ANGE ET LA FÉE. Une fée est cachée en tout ce que tu vois. VICTOR HUGO.Une fée parfume la nuit mon sommeil fantastique des plus fraîches, des plus tendres haleines de juillet,—cette même bonne fée qui replante en son chemin le bâton du vieil aveugle égaré, et qui essuie les larmes, guérit la douleur de la petite glaneuse dont une épine a blessé le pied nu.La voici, me berçant comme un héritier de l'épée ou de la harpe, et écartant de ma couche avec une plume de paon les esprits qui me dérobaient mon âme pour la noyer dans un rayon de la lune ou dans une goutte de rosée. ”
“ Seth l’entendit, et, rentrant dans la cuisine comme sa mère se levait de sa chaise, lui dit : « Adam dort dans l’atelier, mère. Tu ferais mieux de ne pas le réveiller. Il est épuisé par le travail et le chagrin. — Le réveiller ? Qui est-ce qui irait le réveiller ? Je ne le réveillerai pas en le regardant. Je n’ai pas vu le garçon depuis deux heures. Je pourrais bien oublier qu’il ait jamais grandi, depuis que c’était l’enfant que son père portait. » ”
“ Accorde à son front pur le voile et la couronne, Pour que je sorte un jour de ce monde, les mains Pleines d'œuvres, les pieds usés dans tes chemins, Ef pour que, devant toi, vers le Seigneur, un ange Porte ma gerbe d'or dans la céleste grange. Elle est là, tu la vois, mon offrande, en mes bras. J'eus soin.de la nourrir pour toi ; tu la prendras ! Si dans quatre-vingts jours je suis debout, vivante, Forte comme il convient pour être ta servante, Tu m'auras fait entendre, ô B,oi ! qu'elle te plaît, La vierge que nourrit ta crainte avec mon lait. ”
“ Dieu a pris à votre père son troupeau, et me l’a donné. 10. Au temps où les brebis entraient en chaleur, je levai les yeux, et je vis en songe que les boucs qui couvraient les brebis étaient rayés, tachetés et marquetés. 11. Et l’ange de Dieu me dit en songe : Jacob ! Je répondis : Me voici ! 12. Il dit : Lève les yeux, et regarde : tous les boucs qui couvrent les brebis sont rayés, tachetés et marquetés ; car j’ai vu tout ce que te fait Laban. 13. Je suis le Dieu de Béthel, où tu as oint un monument, où tu m’as fait un vœu. ”
Jean Bedel, J'ai 4 ans et je commence à lire dans l'A, B, C (1901)
“ Ton grison t'a jeté dans l'herbe !. N'est-ce pas que c'et amusant d'être cavalier?. Bah ! tu en verras bien d'autres quand tu seras cuirassier !. En attendant, hop ! hop! Et, en avant, vers le moulin de la bonne galette !. Pour dire. La fleur et la feuille Un jour, la fleur dit à la feuille : « On vous dédaigne et l'on me cueille. — Il est vrai, répond celle-ci, « Mais briller n'est pas mon souci : J'aime bien mieux vivre une année, te Qu'en un instant être fanée. » ”
“ Et quand tout le monde dort dans la maison, on pourrait encore entendre de temps en temps le ber, rattaché par un fil au poignet de la maman, le ber qui roule dans la nuit. ⁂ Bénissez, ô mon Dieu, les maisons où le ber est honoré ! Bénissez les foyers où les naissances nombreuses réjouissent le vieux ber et lui font une perpétuelle jeunesse ! Bénissez les familles qui gardent les vertus anciennes, pour la gloire de l’Église et de la Patrie ! ”
“ Elle trouva la pauvre Bête étendu, sans connaissance, et elle crut qu'elle était morte. Elle se jeta sur son corps, sans avoir horreur de sa figure; et sentant que son coeur battait encore, elle prit de l'eau dans le canal, et lui en jeta sur la tête. La Bête ouvrit les yeux, et dit à la Belle: Vous avez oublié votre promesse: le chagrin de vous avoir perdue m'a fait résoudre à me laisser mourir de faim; mais je meurs content, puisque j'ai le plaisir de vous revoir encore une fois. Non, ma chère Bête, vous ne mourrez point, lui dit la Belle; vous vivrez pour devenir mon époux ”
“ Dieu garde que je le fasse jamais, monsieur ! dit Adam se retournant vers Arthur avec un sourire ; j’avais l’habitude de boxer comme amusement ; mais je l’ai perdue depuis que j’ai été cause que le pauvre Gil Tranter a dû passer quinze jours au lit. Je ne me battrais plus contre aucun homme, à moins qu’il ne se conduise en coquin. Si l’on a affaire à un individu qui n’a ni honte ni conscience, il faut bien essayer ce qu’on peut obtenir par la force. ”
Célénie Lailler Douillon, Les Mystères du coeur, poésies par Mme Célénie Douillon… (1865)
“ « Cette fleur, disiez-vous, que le printemps veloute, « Aux endroits isolés semble se convenir ; « Elle apparaît ici pour nous dire, sans doute, « De garder de ces lieux l'éternel souvenir !. » Mais qui pourrait jamais oublier leur histoire? Ne sont-ils pas encor visités tous les jours ?. Au barde ils font créer des rêves pour la gloire, Car l'inspiration près d'eux répond toujours. Le prêtre y va prier ; l'écrivain romantique Y cherche le sujet d'un récit fabuleux : On penserait vraiment qu'un pouvoir magnétique Attire tout le monde en leur sein merveilleux. ”
Paul Marrot, Le chemin du rire [Toast au soleil… (1881)
“ La vierge la plus pure, incessamment penchée Sur, toi, tiendra ton âme à sa lèvre attachée, Et son amour sera plus ferme que le roc Et sans retour. Puis, tu choisiras dans le choc Des nations les mieux faites pour l'épopée, Le plus grand nom éclos aux lueurs de l'épée. ”
“ La Bête veut m'engraisser avant de me manger, puisqu'elle me fait si bonne chère. Quand ils eurent soupé, ils entendirent un grand bruit, et le marchand dit adieu à sa pauvre fille en pleurant; car il pensait que c'était la Bête. La Belle ne put s'empêcher de frémir en voyant cette horrible figure: mais elle se rassura de son mieux; et le monstre lui ayant demandé si c'était de bon coeur qu'elle était venue, elle lui dit, en tremblant, qu'oui. Vous êtes bien bonne, dit la Bête, et je vous suis bien obligée. Bonhomme partez demain matin, et ne vous avisez jamais de revenir ici. Adieu, la Belle. ”
Amable Tastu,
Poésies Complètes
“ Mais avant toutefois d’aller dans la nuit sombre Chercher vos ennemis, Chantez ; qu’un air de fée à mon gré se prolonge, Et ce charme puissant fera descendre un songe Sur mes yeux endormis ! CHŒUR DE FÉES. Bercez, bercez la jeune souveraine, Doux bruits des vents, du feuillage, des eaux ; Doux rossignols, bercez, bercez la Reine, Bercez la Reine et charmez son repos. ”
Léon Rabain, Jasmin : sa vie et ses oeuvres (1866)
“ « Non ! lorsque monteront tuiles et chevrons, mon âme sentira quelque chose de plus doux. Je me dirai : J'étais nu ; l'église je m'en souviens, m'a vêtu bien souvent pendant que j'étais petit. Homme, je la trouve nue, à mon tour je la couvre. Oh ! donnez, donnez tous! que je goûte la.douceur de faire pour elle une fois ce qu'elle a tant fait pour moi. » Et en entendant ces vers si sentis, dit Sainte-Beuve, chacun donnait avec larmes, et le poète nageait dans son cœur de voir le chapeau du curé se remplir à la ronde. ”
