Léon Rabain

Résumé

Léon Rabain Jasmin : sa vie et ses oeuvres (1866)

Ne dirait-on pas une épître d'Horace? Et qu'on ne croie pas que ce soit là une boutade philosophique prête à disparaître avec l'impression qui l'a inspirée. C'est une de ces règles de conduite que Jasmin s'était tracées et auxquelles il restera fidèle jusqu'à sa mort.
Sa ville d'Agen, son Gravier, sa femme, ses enfants, sa boutique, c'était-là son univers, au-dessus duquel la muse planait comme
un ange tutélaire, ayant des chants pour toutes les joies, des consolations pour toutes les douleurs.
Source : Gallica

Léon Rabain Jasmin : sa vie et ses oeuvres (1866)

Autant vaudrait avouer que la beauté qui brille sur
le front d'une reine n'est plus beauté quand elle orne le front de l'enfant ! le poète qui chante le Hieu des bonnes gens aura-t-il moins de génie dans sa langue imagée, sortie de sa mansarde, que le poète qui chante Jéhovah, le Dieu fort des juifs et des rois,
dans la mesure pompeuse du vers alexandrin ? Non, non ! le beau, comme la lumière, s'attache à toute chose et garde son droit divin ! Le génie, d'ailleurs éternise ce qu'il crée. Qu'il se signe sur l'argile, l'argile devient or.
Source : Gallica

Léon Rabain Jasmin : sa vie et ses oeuvres (1866)

On sent que le cœur du poète s'échauffe au contact de ces grandes idées. Jasmin n'est jamais plus pathétique que lorsqu'il entreprend de peindre les souffrances du pauvre.
Mais il y a une importante remarque à faire, c'est que sa muse ne s'abaisse jamais à flatter les mauvais instincts du peuple.
S'il se mêle aux fêtes de l'opulence, c'est pour dire aux riches : « Qui veut du miel doit protéger l'abeille; qui bêche l'arbre au pied en fait fleurir la cime ! La grande nichée des pauvres se réveille toujours le sourire aux lèvres, quand elle s'endort sans avoir faim ».
Source : Gallica

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