Gustave Claudin,
Mes souvenirs : les boulevards de 1840-1870…
(1884)
“ Le Charivari dépensait un esprit énorme à le caricaturer . Il donnait à sa tête la forme d' une poire . On riait de ces gamineries , et on n' en aimait pas moins le roi . On savait à quelle torture le ministre de la justice le soumettait , lorsqu' il lui apportait le dossier d' un condamné à mort qui faisait appel à sa clémence . Louis-Philippe , enfermé dans son cabinet , revoyait les pièces du procès avec la plus minutieuse attention , et ne refusait la grâce que quand sa conscience d' homme et de chrétien le lui défendait . ”
