Auguste Bailly , Les Œuvres libres
“ Mathilde Bécherelle, tranquillisée, n’insista pas et M. Charibot la considéra avec amour, les yeux brillants d’émotion. Fallait-il que leurs âmes se fussent accordées, pour qu’aucune ombre ne pût passer sur lui sans qu’elle l’aperçût aussitôt !... Et avec quelle tendre sollicitude elle l’interrogeait !... Ah ! passer sa vie à ses côtés !... Non pas en ami, non pas, pour ainsi dire, en voisin, mais uni à elle, mélangé à elle, fondu en elle, ne formant plus avec elle qu’une seule sensibilité, par la grâce de la confiance, de la gratitude, et de l’amour !... Rêve trop beau d’un insatiable cœur... ”
