Résumé

Faits divers, crimes, délits, accidents de l'année 1881 (1882)

A neuf heures et quart, la façade de la rue de Provence commence à s'écrouler.
Encore une victime ! Le pompier Faraud, effrayé par la chute d'un plafond, a sauté du balcon du premier étage. Il est tombé si malheureusement qu'il s'est rompu les deux pieds, et, étant arrivé sur des décombres en feu, s'est assez grièvement brûlé. Un l'a transporté à l'hôpital Beaujon.
A dix heures, une partie de la façade de la rue du Havre s'écroule à son tour. C'est comme un lever de rideau ; l'œil plonge parla brèche dans les profondeurs des magasins.
Source : Gallica

Faits divers, crimes, délits, accidents de l'année 1881 (1882)

Quelques personnes effrayées quittèrent la salle; les autres tournèrent la tête vers une loge du deuxième étage d'où le coup était parti, se livrant à mille conjectures.
Voici ce qui s'était passé. Un jeune homme avait tenté de se suicider en se tirant un coup de revolver dans la poitrine. La balle, heureusement, n'avait effleuré que les chairs du sein gauche et le jeune homme, évanoui, reprit ses sens dix minutes après.
Interrogé par le commissaire, il s'est tu ; mais, à la façon dont il regardait Mme Judic, on peut croire que c'était encore un suicide inspiré par l'amour.
Source : Gallica

Faits divers, crimes, délits, accidents de l'année 1881 (1882)

La foule s'était attroupée autour d'un individu en livrée galonnée que tenait par les bras un gardien de la paix. L'accoutrement du personnage était extraordinaire : une capote neuve, à col brodé d'or, à boutons de cuivre ; pour coiffure, une casquette de soie crasseuse ; son pantalon était effrangé et ses souliers éculés.
Le gardien faisait remarquer à l'individu que l'éclat de sa capote jurait un peu avec ses vêtements et le soupçonnait de l'avoir dérobée quelque part.
Notre homme protestait, se déclarant employé au Bon Marché. C'était, en effet, la livrée de la maison.
Source : Gallica

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