A. Matthey

Résumé

A. Matthey Cherchez la femme (1883)

Il m'aime, – poursuivit-elle, – non parce que je suis Henriette, – c'est-à-dire une certaine femme ; – mais parce que je suis sa femme ; parce que je suis jolie ; parce que je lui fais honneur et parce que je flatte sa vanité ; – enfin, il m'aime réellement, passionnément, autant que sa nature le comporte, comme de juste.
– Et cet amour ne t'a jamais touchée, amollie, conquise à lui, ne fût-ce que pour quelques heures ?
– Jamais ! – Il ne sait pas m'aimer. – Il m'ignore absolument. – De moi, il ne comprend, il ne devine rien. – Il est l'homme peut-être à qui je suis la plus étrangère.
Source : Gallica

A. Matthey Cherchez la femme (1883)

PRIMBORGNE
– Primborgne ! – murmura-t-il. – Il me semble que je connais ce nom... Ah ! oui, j'y suis, maintenant... C'est différent !
Qu'on l'introduise.
Le valet s'inclina, et, moins d'une demi-minute après, la porte du cabinet se rouvrait silencieusement, et livrait passage à l'agent de la police de sûreté, que nous connaissons, pour l'avoir vu à l'oeuvre pendant toute la première partie de ce récit véridique.
Pour venir chez l'avocat, Primborgne semblait
avoir fait quelques frais de toilette, bien qu'on ne pût dire qu'il fût vêtu avec élégance.
Source : Gallica

A. Matthey Cherchez la femme (1883)

Elle en avait pour la brune et pour la blonde ; pour la jeune fille et pour la femme faite ; pour la cocotte, pour l'actrice, pour la bourgeoise, pour la femme du monde ; pour la grande dame et pour la fille d'atelier.
Elle en avait pour le collégien timide qui n'ose parler ; pour le jeune homme qui se dit, comme César, qu'il suffit de se présenter et d'être vu pour vaincre : – pour l'artiste, coeur de flamme, imagination de millionnaire, à la fois, audacieux parce qu'il sait qu'il ne fera faillite à aucun dévouement, et qu'il payera l'amour qu'il inspire par l'amour qu'il ressent
Source : Gallica

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