A. Matthey, Cherchez la femme (1883)
“ Il m'aime, – poursuivit-elle, – non parce que je suis Henriette, – c'est-à-dire une certaine femme ; – mais parce que je suis sa femme ; parce que je suis jolie ; parce que je lui fais honneur et parce que je flatte sa vanité ; – enfin, il m'aime réellement, passionnément, autant que sa nature le comporte, comme de juste. – Et cet amour ne t'a jamais touchée, amollie, conquise à lui, ne fût-ce que pour quelques heures ? – Jamais ! – Il ne sait pas m'aimer. – Il m'ignore absolument. – De moi, il ne comprend, il ne devine rien. – Il est l'homme peut-être à qui je suis la plus étrangère. ”
