Résumé

Portrait de Honoré de Balzac Honoré de Balzac La Comédie humaine - Volume 14

Après avoir eu l’énergie de taire sa souffrance, elle manquait de force pour cacher son bonheur.
— Oh ! laissez-la-moi pendant un moment, dit le vieux peintre, et vous la comparerez à ma Catherine. Oui, j’y consens.
Il y avait encore de l’amour dans le cri de Frenhofer. Il semblait avoir de la coquetterie pour son semblant de femme, et jouir par avance du triomphe que la beauté de sa vierge allait remporter sur celle d’une vraie jeune fille.
— Ne le laissez pas se dédire, s’écria Porbus en frappant sur l’épaule du Poussin. Les fruits de l’amour passent vite, ceux de l’art sont immortels.
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Castanier alla joyeux à la Bourse, en pensant qu’il pourrait trafiquer d’une âme comme on y commerce des fonds publics. Un homme ordinaire aurait eu peur qu’on ne s’y moquât de lui ; mais Castanier savait par expérience que tout est sérieux pour l’homme au désespoir. Semblable au condamné à mort qui écouterait un fou s’il venait lui dire qu’en prononçant d’absurdes paroles il pourrait s’envoler à travers la serrure de sa porte, celui qui souffre est crédule et n’abandonne une idée que quand elle a failli, comme la branche qui a cassé sous la main du nageur entraîné.
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Dis donc, papa, sont-ce les roues de la voilure qui chantent ?
— Écoute donc, Naqui ? si les anges font de la musique au bon Dieu, ce ne peut être que celle dont les accords m’entrent par tous les pores autant que par les oreilles, et je ne sais comment t’en parler, c’est suave comme de l’eau de miel !
— Mais certainement on lui fait de la musique au bon Dieu, car on représente toujours les anges avec des harpes. Ma parole d’honneur, il est fou, se dit-elle en voyant Castanier dans l’attitude d’un mangeur d’opium en extase.
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