Résumé

Antoinette Grandsard,  Le Corrège, suivi de notices sur Nicolas Poussin… (1886)

“ Quelle ne fut pas sa surprise lorsque ce dernier, au lieu de formuler une réponse, baissa tristement la tête comme s'il eût été en proie à Une lutte violente !
— Qu'avez-vous, mon fils ? demanda le moine d'un air inquiet.
— Je me réjouis et je m'afflige à la fois, mon Père, répondit Antonio : la gloire est à Parme ; mais le calme est ici auprès de ma douce Maria, mon ange gardien.
— Non, dit celle-ci avec l'accent du dévouement, non, mon Allegri, vous ne devez pas être arrêté par votre affection pour moi. Votre premier devoir est de produire des œuvres dignes de vous.
”
Source : Gallica

Antoinette Grandsard,  Le Corrège, suivi de notices sur Nicolas Poussin… (1886)

“ Maria aussi possédait une page sublime qu'elle pouvait commenter à son cher enfant.
La Sainte-Catherine de son Antonio rayonnait toujours au fond de l'atelier désert; c'est à ses pieds qu'elle fera prier le petit Pomponio; c'est sous ses regards bénis qu'elle lui parlera de Dieu, du Christ sauveur, de la Vierge-Mère. Et peu à peu le sentiment de l'art naîtra dans le cœur de l'enfant et s'y unira intimement aux pensées
divines qu'elle lui aura inspirées.
”
Source : Gallica

Antoinette Grandsard,  Le Corrège, suivi de notices sur Nicolas Poussin… (1886)

“ Il avait près de lui sa fille, l'aimable Maria, qui, tout en réjouissant son cœur par les soins les plus affectueux, organisait le ménage, cultivait le potager et se plaisait à orner les plates-bandes de fleurs brillantes et d'arbustes odorants.
La douce fille avait d'ailleurs des toilettes si simples lorsque, le dimanche, elle se rendait avec son père à l'église des Conventuels, ses yeux se levaient vers l'autel avec tant d'amour pendant qu'elle adressait à Dieu ses ferventes prières, que l'on attribuait généralement la prospérité du vieux vigneron aux pieuses vertus de sa charmante enfant.
”
Source : Gallica

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