Antoinette Grandsard, La Fleur de la montagne,... par Mme A. Grandsard… (1847)
“ Restée seule avec sa mère, la sensible Marie fut plusieurs jours d'une profonde tristesse. La sage Hélène voyait celte douleur de sa fille, gémissait en silence de sa trop grande délicatesse de sentiments. Pauvre enfant, disait-elle tout bas, que de maux se préparent pour ton coeur si aimant ! Il y a tant d'égoïsme dans le monde, quand Dieu aura appelé mon âme vers lui, trouveras-tu sur ton chemin un seul être qui comprenne ton amour et qui y réponde dignement? Pauvre enfant! Ce qui devrait être la cause de ton bonheur, sera peut-être pour toi le sujet de larmes bien a mères. ”
