Pierre-Jean David d'Angers

Élements biographiques

Pierre-Jean David d'Angers,  Roland et ses ouvrages (1847)

“ Roland avait commencé par une imitation naïve et religieuse de la nature, négligeant trop le véritable but de l'art, qui est de communiquer aux objets, par l'expression accentuée des formes, une vie plastique, celle qui doit traverser les siècles. Ce but n'est point cette sèche réalité du calque ou du daguerréotype, par qui l'art n'est plus qu'un mécanisme grossier : c'est cette impression morale qui no peut être sentie et rendue que par le coeur de l'artiste. La vie matérielle est comme un jour terne et froid qui ne pénètre jusqu'à nous qu'à travers un épais brouillard ”
Source : Gallica

Pierre-Jean David d'Angers,  Lettre sur Thorwaldsen (1856)

“ Il est toujours calme, quelquefois jusqu'au sommeil; il est toujours sévère, quelquefois jusqu'à la pesanteur.
Sa vie a été longue et son œuvre est immense. Il me serait difficile d'énumérer ses statues, ses groupes, ses bas-reliefs; mais quelques-uns me suffiront pour vous donner au moins une idée de son génie et du caractère qui le distingue de son illustre émule, Canova.
Un soir, j'étais alors bien jeune, et j'apprenais la sculpture avec amour, je me trouvais à Rome, dans l'atelier de Canova; le grand artiste avait cessé de travailler; il
parlait de son art.
”
Source : Gallica

Pierre-Jean David d'Angers,  Roland et ses ouvrages (1847)

“ On est enchanté du goût qui a présidé à l'arrangement de la chevelure ; c'est bien la mode de l'époque, mais elle a obéi à la fantaisie de l'artiste : les cheveux sont d'une légèreté qui ne peut appartenir qu'à ceux d'une jeune fille. Quand on voit cette oeuvre, on regrette que les statuaires, au lieu de nous reproduire à satiété les têtes grecques qui semblent toutes moulées sur le même type, ne s'impressionnent pas plus souvent de la beauté vivante, dont l'inépuisable nature se plaît à leur varier les modèles à l'infini. ”
Source : Gallica

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