Pierre-Jean David d'Angers

Résumé

Pierre-Jean David d'Angers Roland et ses ouvrages (1847)

Roland avait commencé par une imitation naïve et religieuse de la nature, négligeant trop le véritable but de l'art, qui est de communiquer aux objets, par l'expression accentuée des formes, une vie plastique, celle qui doit traverser les siècles. Ce but n'est point cette sèche réalité du calque ou du daguerréotype, par qui l'art n'est plus qu'un mécanisme grossier : c'est cette impression morale qui no peut être sentie et rendue que par le coeur de l'artiste. La vie matérielle est comme un jour terne et froid qui ne pénètre jusqu'à nous qu'à travers un épais brouillard
Source : Gallica

Pierre-Jean David d'Angers Roland et ses ouvrages (1847)

On est enchanté du goût qui a présidé à l'arrangement de la chevelure ; c'est bien la mode de l'époque, mais elle a obéi à la fantaisie de l'artiste : les cheveux sont d'une légèreté qui ne peut appartenir qu'à ceux d'une jeune fille. Quand on voit cette oeuvre, on regrette que les statuaires, au lieu de nous reproduire à satiété les têtes grecques qui semblent toutes moulées sur le même type, ne s'impressionnent pas plus souvent de la beauté vivante, dont l'inépuisable nature se plaît à leur varier les modèles à l'infini.
Source : Gallica

Pierre-Jean David d'Angers Roland et ses ouvrages (1847)

Ce n'est point à caresser, à diviniser le luxe, la vanité, l'ostentation et la mollesse, que l'artiste qui respecte son art doit consacrer ses veilles : il doit avoir toujours en vue l'utilité générale, et, convaincu de l'influence puissante des monuments qu'il élève sur le jugement que porteront, de son siècle et de son pays, les âges à venir, concourir de tous ses efforts à maintenir l'esprit public, à épurer les moeurs, à inspirer à ses concitoyens l'amour de la vertu, de la patrie et de la liberté.
Source : Gallica

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