Antonio Allegri

Définition et enjeux

Portrait de Gustave Planche Gustave Planche Revue des Deux Mondes

Pour la forme, il ne peut lutter ni avec Léonard, ni avec Michel-Ange; pour la grâce, il peut soutenir la comparaison même avec Raphaël. S’il ne possède pas au même degré que lui l’harmonie linéaire, il se place près de lui par la suavité des contours, par la tendresse de l’expression; quelquefois même il lui arrive de le dépasser dans le domaine de la grâce : il me suffira de citer la Madeleine pénitente. Cette gloire suffit à son nom. Antonio Allegri compte parmi les sept princes de la peinture.
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Céline Fallet L'école des beaux-arts (1864)

La nature s'est peinte elle-même dans tous les ouvrages de cet artiste éminent, et aucun des génies dont ces pages renferment l'histoire, pas même le divin Raphaël, n'a réussi à donner à ses compositions la grâce qui caractérise celle du Corrége. Sans avoir appris d'aucun maître les secrets de l'art, sans avoir étudié l'antique, sans avoir jamais quitté son pays, Antonio Allegri s'éleva par son génie au rang des premiers peintres du monde.
Source : Gallica

Alfred Des Essarts Les Grands peintres, par Alfred Des Essarts… (1862)

Le long d'une plaine aride et coupée çà et là par quelques mares d'eau croupissante et par des bouquets d'arbres maigres et desséchés, marchait péniblement un homme courbé sous un pesant fardeau. Cet homme, c'était Antonio Allegri. Son fardeau, c'était un sac contenant la somme de soixante écus en quadrins ou monnaie de cuivre, d'un volume et d'un poids accablants. Le majordome du seigneur Ruccello avait jugé plaisant de payer ainsi l'artiste.
Source : Gallica

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