Jules Breton,
Delphine Bernard : la femme et l'artiste
(1902)
“ Les lettres de Delphine Bernard n'étaient pas datées : il m'est difficile de savoir combien de temps elle avait été séparée de son amie. Il est probable qu'elle ne l'avait pas revue depuis son mariage à la Chaux-de-Fonds. Mais, malgré les langueurs qui brisaient ses plus beaux ressorts, quel fervent souvenir elle en gardait! Certes, elle y songeait tous les jours. Nous la voyons faire appel à son influence, même pour la guérison de son mal; elle se réconforte à la seule idée d'aller « se réchauffer à sa bonne amitié » qui ferait « rejaillir quelques étincelles des cendres de sa vie ». ”
