Résumé

Portrait de Virginie Ancelot Virginie Ancelot Les Salons de Paris : Foyers éteints

On faisait le tour du monde, on restait dix ans absent, puis au retour c’était le même salon, où se retrouvaient de même les sommités de l’intelligence, et de même encore vous étiez accueillis comme si l’on vous eût vu la veille et que l’amitié n’eût pas eu de lacune.
Les réunions du lundi soir empruntaient un charme nouveau au beau lieu où l’on se réunissait. J’y dînai plusieurs fois avec l’élite de la société de Gérard, et ce furent des journées délicieuses. Rossini y chanta un soir des morceaux de son Barbier, avec une verve et un entrain qui électrisèrent tout le monde.
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Portrait de Virginie Ancelot Virginie Ancelot Les Salons de Paris : Foyers éteints

Mais ce temps était passé, et rien ne m’a été plus pénible et ne m’a donné une idée plus douloureuse de la triste fragilité des choses de ce monde que le visage flétri et déformé d’une femme qui fut belle : cela serre le cœur et fait mal, tandis que la beauté immortelle de la pensée vous ranime et vous exalte l’âme, à la vue d’une personne dont les œuvres supérieures garderont leur éternelle jeunesse !
Aussi mon cœur battait-il bien fort le jour où je montai pour la première fois l’escalier de madame Récamier, à l’Abbaye-aux-Bois, où je savais que j’allais trouver Chateaubriand.
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Portrait de Virginie Ancelot Virginie Ancelot Les Salons de Paris : Foyers éteints

La meilleure, la plus belle joie du travail est dans le travail lui-même, dans la réalisation de son œuvre, la création, enfin ! Est-ce que le plaisir de rendre son idée, de l’exprimer, de la propager, ne devrait pas suffire à l’écrivain et à l’artiste, comme il suffit au rosier de produire de belles roses ? Est-ce que l’arbuste qui livre à l’air qu’il embaume les parfums de ses jolies fleurs, est-ce que l’arbre qui prodigue à tous les saveurs de ses plus beaux fruits, attend des éloges et des hommages ?
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