Kathleen O Meara, Un salon à Paris : madame Mohl et ses intimes… (1886)
“ Fronder est un plaisir pour nous tous ; mais pour un Français, fronder le gouvernement est la plus douce des voluptés, et il suffisait de savoir qu'on la goûtait chez madame Mohl pour que son salon fût tout à fait en vogue. Les hommes d'esprit qui n'aimaient pas l'Empire, soit à cause de leurs convictions, soit à la suite de déceptions secrètes, allaient rue du Bac et se moquaient de « celui-ci », comme madame Mohl appelait l'Empereur, en accompagnant le pronom d'un geste méprisant du pouce par-dessus l'épaule, et ils étaient sûrs que leurs traits d'esprit seraient applaudis. ”
