Mabuse

Définition et enjeux

Achille Segard Jean Gossart, dit Mabuse (1923)

La bouche très charnue et d'un beau rouge fait penser au modèle vivant. Les cheveux bouclés et le voile en coup de vent sont tout à fait dans le caractère des œuvres de Mabuse. Et il en est de même des petits détails qui sont particuliers à ce peintre : la façon de noter les paupières, les points d'ombre des commissures des lèvres, la facture du point lacrymal.
Si jolis que soient ces détails, l'essentiel de ce tableau est dans le très ample dessin et le magnifique modelé des deux figures nues. L'Amour ressemble à un petit Bacchus ou à un petit Apollon.
Source : Gallica

Achille Segard Jean Gossart, dit Mabuse (1923)

Le Collier de la Toison d'Or est d'un joli jaune mais sec. Mabuse n'est jamais sec. La matière du cou et du visage est mince et brillante, mais elle n'est pas comme soulevée là où il le faut par la perfection du modelé. Cela est plat et un peu sommaire. La bouche est d'un seul ton ou à peu près. Les yeux et le nez sont d'une autre vision que celle de Mabuse. Ni autour des yeux, ni autour de la bouche, on ne sent ces mouvements de muscles par lesquels Mabuse individualise toujours son modèle. Les cheveux et la fourrure qui sont jolis semblent faits à la plume.
Source : Gallica

Achille Segard Jean Gossart, dit Mabuse (1923)

Les yeux sans expression profonde sont beaux tout de même. Leur dessin et celui de l'arcade sourcilière sont propres à Mabuse, de même pour le modelé de la bouche et les plis de la peau. Il y a très peu de matière et cependant les plans sont nets et se succèdent exactement comme il est nécessaire! Les cheveux noirs et plats sont caressés par le pinceau, pas graphiques du tout, très lissés, très brossés, avec des inflexions tendres. C'est un très joli travail.
Dans le décor on retrouve les lumières froides de Mabuse qui voit en peintre et qui voit juste.
Source : Gallica

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