Amable Bapaume

Élements biographiques

Amable Bapaume Les requins de Paris (1882)

Mais Dieu, Dieu ne m'est-il pas témoin que j'eusse épousé Gabrielle, si Gabrielle eût vécu !... Gabrielle ! Ah ! si elle me voit de là-haut, je suis sûr qu'elle me pardonne mon amour pour Jeannette ! Jeannette !... La première, n'a-t-elle pas fait battre mon coeur ? Jeannette a voulu mourir pour moi ! Et si l'enfant n'est pas morte, c'est qu'elle m'a vu mourant, moi !... C'est qu'elle a eu à me sauver, c'est qu'on lui a dit enfin : Il faut vivre ! vivre pour lui, qui vous aimera inévitablement un jour !
Source : Gallica

Amable Bapaume Les requins de Paris (1882)

Ah ! si j'avais à haïr quelqu'un, Gabrielle, c'est Galathée que je haïrais !
– Ah ! dit l'enfant, que de fois pour elle j'ai arrêté un cri de malédiction qui courait sur mes lèvres !...
– Ah ! je la maudis, moi !... jeta Augustine ; car c'est à elle que tu dois la mort de ton père. oui, à elle seule !... Il n'y a qu'elle qui a pu spéculer sur l'amour paternel pour avoir, à point nommé, retenu le cousin ce soir-là Sente des Roses !... Et puis, y as-tu jamais songé,
Gabrielle ?
Source : Gallica

Amable Bapaume Les requins de Paris (1882)

Georges lut à Dupré la lettre de Jeannette.
En la lisant, le vicomte versa d'abondantes larmes.
– Certainement, s'écria-t-il, je reviendrai auprès de vous, bonne mère, soeur chéri !... et le plus tôt possible !... Puisque je ne suis mort ni de douleur, ni de rage, c'est que je dois vivre !... Allez ! j'irai bientôt chercher des consolations près de vous !
– Ah ! voilà de saines idées, monsieur, dit Dupré. Et puis, ajouta-t-il benoîtement, il sera bon que vous soyez là pour vous opposer, à l'heure donnée, à la folie de M. Lavinio !
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature