Amable Bapaume

Résumé

Amable Bapaume Les requins de Paris (1882)

Qui était aujourd'hui devant les yeux charmés de Gabrielle ?
Une jeune femme, plutôt une jeune fille, ayant à peine quelques années de plus qu'elle, éblouissante de beauté et de fraîcheur, l'oeil doux et clair, pleine de grâce et la bonté peinte sur la figure.
– Vous me trouvez bien changée, dit Galathée, avec un gracieux sourire et une voix mélodieuse !... A mon avantage, n'est-ce pas ?
Et elle embrassait Gabrielle qui se demandait si elle rêvait.
– Je vous appelais ma fille, à Saint-Cloud, continua Galathée. ici, je vous appellerai ma soeur ; non, je vous appellerai toujours Gabrielle.
Source : Gallica

Amable Bapaume Les requins de Paris (1882)

A la vue de son Georges bien-aimé, en ce moment terrassé par la douleur, amaigri, pâle, vraiment vieilli de quelques années, Jeannette, qui se reprenait à vivre avec confiance, Jeannette se jeta dans les bras de Lavinio et lui dit :
– Il est perdu, ami, il est perdu !
– Mon enfant, répondit tristement le ténor, il est dans la vie des dénoûments terribles et inévitables ! Il fallait, croyez-moi bien, que l'une des deux, Gabrielle ou vous, quittât ce monde ! Toute ma science est d'avoir prévu le choix de Dieu ! Vivez avec votre amour, mon enfant. Il est saint. Il est honnête. Georges vivra.
Source : Gallica

Amable Bapaume Les requins de Paris (1882)

Georges lut à Dupré la lettre de Jeannette.
En la lisant, le vicomte versa d'abondantes larmes.
– Certainement, s'écria-t-il, je reviendrai auprès de vous, bonne mère, soeur chéri !... et le plus tôt possible !... Puisque je ne suis mort ni de douleur, ni de rage, c'est que je dois vivre !... Allez ! j'irai bientôt chercher des consolations près de vous !
– Ah ! voilà de saines idées, monsieur, dit Dupré. Et puis, ajouta-t-il benoîtement, il sera bon que vous soyez là pour vous opposer, à l'heure donnée, à la folie de M. Lavinio !
Source : Gallica

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