Achille Segard, Jean Gossart, dit Mabuse (1923)
“ Il y a eu un modèle vivant. On le sent. Mais l'esprit et le cœur de l'artiste, sans s'affranchir tout à fait de la réalité, ont usé librement des éléments que leur offrait la nature pour exprimer un sentiment d'amour surélevé, un élan vers l'idéal, vers l'infini, vers la beauté fine et tendre, la délicatesse extrême, la bonté suprême. Je ne connais guère de vierge qui soit plus belle ni plus touchante. L'enfant est à peine moins émouvant. Il est nu, potelé, d'un dessin et d'un modelé charmants, d'une expression de visage très tendre, très ingénue et très attentive. ”
