Arsène Alexandre,
Botticelli
(1929)
“ Sandro Botticelli, enfin, d'une poésie tour à tour mystique et païenne, éclose du Désir et de l'Inquiétude. Léonard avait été dispensé de cet exil, étant autre chose. Piero, Signorelli et Sandro n'avaient pu faire école : leur originalité était trop tranchée. Raphaël et Michel-Ange, au contraire, engendrèrent d'innombrables imitateurs : « Mon art, disait du moins Michel-Ange, ne servira qu'à faire de grands sots. » Les Académies, empressées à entretenir le feu sacré de la servilité, accueillirent tendrement ces homoncules qu'elles croyaient des hommes. ”
