Couronnement de la Vierge

Définition et enjeux

Portrait de Paul de Saint-Victor Paul de Saint-Victor Les dieux et les demi-dieux de la peinture (1864)

Le Couronnement de la Vierge, sans être d'un profond sentiment religieux, a toute la noblesse et la gravité que réclame le sujet. A demi agenouillés sur des nuages, le Père Éternel et Jésus-Christ tiennent une couronne suspendue au-dessus de la Vierge qui monte vers eux sur une nuée soutenue par des têtes de chérubins. Dominant tout le groupe, le Saint-Esprit souffle son effluve lumineuse et complète la Trinité. La tête de la Vierge est d'une beauté humaine, il est vrai, mais si rare et si parfaite qu'elle peut bien passer pour céleste.
Source : Gallica

Portrait de Joseph-Alfred Foulon Joseph-Alfred Foulon La Justice allemande et l'évêque de Nancy… (1874)

Ces titres expliquent et justifient le soin que met l'Église à entourer la cérémonie du couronnement des images de la sainte Vierge, d'une solennité toute particulière.
Dé bonne heure la reconnaissance et l'amour des fidèles déposèrent des couronnes votives aux lieux des pèlerinages les plus fréquentés. De là, ces représentations si nombreuses et si variées où l'art chrétien s'est donné largement carrière et a produit tant de chefs-d'oeuvre. De là, les encouragements accordés par l'Eglise à cette pieuse coutume; delà, les faveurs spirituelles dont les Souverains-Pontifes l'ont enrichie.
Source : Gallica

Édouard Laforge Iconographie de la Vierge : type principal de l'art chrétien depuis le IVe jusqu'au XVIIIe siècle (1863)

Mais il convient de distinguer, comme l'art l'a fait quelquefois, son couronnement scénique & solennel d'avec l'incoronata mystique, qui est le triomphe de l'Eglise allégorique, un thème purement dévot ; tandis que le couronnement solennel est la conclusion entière de la vie de la Vierge.
Source : Gallica

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