Résumé

Art religieux au musée de Bucarest (1902)

Tocilesco Directeur du Musée national
Bucarest, le 26 novembre 1902.
Introduction Bucarest possède la plus belle collection d'Art byzantin religieux qui soit au monde.
Même Moscou, même Saint-Pétersbourg, même Kief, sont distancés. Sans doute en Russie, sans doute au Mont-Athos, en inventoriant les monastères, on trouverait des éléments égaux et peut-être supérieurs supérieurs seulement comme richesse, non comme beauté; mais il a fallu la grande razzia, le pillage légal d'une sécularisation, pour réunir sur un seul point tant de merveilles, tant de précieux souvenirs historiques.
Source : Gallica

Art religieux au musée de Bucarest (1902)

Une croix a sauvé le monde, -non pas une croix d'or, une simple croix de bois; aussi, traditionnellement, à de très rares exceptions près, les croix vénérées par les fidèles de l'Eglise orientale sont bien des croix de bois, dans lesquelles cette matière commune peut occuper une place tout à fait infime, presque dissimulée sous les métaux précieux et les gemmes les plus rares, mais en s'y révélant quand même.
Source : Gallica

Art religieux au musée de Bucarest (1902)

Croix de Margineni, ayant appartenu à Marica, épouse de Constantin Brancovan, la Niobé roumaine. Grands ramages de vermeil ciselé et turquoises.
4.–Croix donnée au Musée par M. Ciocazan. Riche monture moderne, filigranes, émeraudes et grenats, dans laquelle vient s'encadrer une croix de bois tout à fait ancienne, d'un travail qui révèle de la part de l'ouvrier autant de patience que d'habileté. C'est un tour de force qu'on n'accomplit qu'une fois ; après, on a pour ressource la sébile de l'aveugle et un caniche pour vous conduire.
Source : Gallica

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