Résumé

Portrait de Victor Hugo Victor Hugo Almanach des rues et des bois à l'usage des poètes pour 1867… (1867)

Si la chaleur vous accable, Il vous sera favorable De composer lentement Des vers rimés richement.
JUILLET
A CHARLES MONSELET
Le printemps a son frac, vert Et l'automne a ses corbeilles;' Pour ses gais repas, l'hiver Met le soleil en bouteilles.
Avec la fève des rois
Le carnaval a les crêpes;
Mais les jours chauds ont les cèpes
Venus à l'ombre des bois.
Le parfum immense, agreste Des forêts au front chenu, Tombe, se concentre et reste Sur le sol, point inconnu...
Le cèpe naît, solitaire, Et dans un air embaumé Répand l'odeur salutaire Des forêts qui l'ont semé.
Source : Gallica

Portrait de Victor Hugo Victor Hugo Almanach des rues et des bois à l'usage des poètes pour 1867… (1867)

Je viens voir Monselet, L'auteur de l'Almanach Gourmand Triple.
Mais l'homme, Se retournant, me dit : C'est moi.
- Quoi ! vous qu'on nomme Le convive savant, l'astre et la fleur des pois, M'écriai-je, Seigneur ! c'est vous qu'ainsi je vois ! Quoi! c'est vous qui n'avez qu'à vous asseoir à table Et qu'à dire : Mangeons !
Source : Gallica

Portrait de Victor Hugo Victor Hugo Almanach des rues et des bois à l'usage des poètes pour 1867… (1867)

On rêve à cet aspect d'éternelles tristesses..; Mais le ciel tout à coup s'éclaircit; le soleil Répand sur l'univers ses fécondes caresses, Et tout chante et renaît sous le rayon vermeil.
Ainsi, quand je pleurais ma jeunesse perdue,
Ma chère, - et que vers moi votre main s'est tendue,
A mes yeux s'est ouvert un horizon nouveau :
Le jour s'est fait, chassant la nuit et le mensonge;
Je vois s'évanouir le passé comme un songe,
Et l'amour dans mon coeur chante comme un oiseau
Source : Gallica

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