Victor Hugo,
Almanach des rues et des bois à l'usage des poètes pour 1867…
(1867)
“ Si la chaleur vous accable, Il vous sera favorable De composer lentement Des vers rimés richement. JUILLET A CHARLES MONSELET Le printemps a son frac, vert Et l'automne a ses corbeilles;' Pour ses gais repas, l'hiver Met le soleil en bouteilles. Avec la fève des rois Le carnaval a les crêpes; Mais les jours chauds ont les cèpes Venus à l'ombre des bois. Le parfum immense, agreste Des forêts au front chenu, Tombe, se concentre et reste Sur le sol, point inconnu... Le cèpe naît, solitaire, Et dans un air embaumé Répand l'odeur salutaire Des forêts qui l'ont semé. ”
