Arthur Rimbaud,
Reliquaire, poésies
“ Oh ! mais l’air est tout plein d’une odeur de bataille ! Que te disais-je donc ? Je suis de la canaille ! Il reste des mouchards et des accapareurs. Nous sommes libres, nous ! Nous avons des terreurs Où nous nous sentons grands, oh ! si grands ! Tout à l’heure Je parlais de devoir calme, d’une demeure... Regarde donc le ciel ! — C’est trop petit pour nous, Nous crèverions de chaud, nous serions à genoux ! Regarde donc le ciel ! — Je rentre dans la foule Dans la grande canaille effroyable, qui roule, Sire, tes vieux canons sur les sales pavés ”
