Arthur Rimbaud

Arthur Rimbaud

Résumé

Portrait de Arthur Rimbaud Arthur Rimbaud,  Reliquaire, poésies

“ Oh ! mais l’air est tout plein d’une odeur de bataille !
Que te disais-je donc ? Je suis de la canaille !
Il reste des mouchards et des accapareurs.
Nous sommes libres, nous ! Nous avons des terreurs
Où nous nous sentons grands, oh ! si grands ! Tout à l’heure
Je parlais de devoir calme, d’une demeure...
Regarde donc le ciel ! — C’est trop petit pour nous,
Nous crèverions de chaud, nous serions à genoux !
Regarde donc le ciel ! — Je rentre dans la foule
Dans la grande canaille effroyable, qui roule,
Sire, tes vieux canons sur les sales pavés
”
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Portrait de Arthur Rimbaud Arthur Rimbaud,  Reliquaire, poésies

“ Mme Rimbaud, acariâtre et dure, une femme sèche et osseuse et dérobe envers son fils, d’ailleurs toujours hargneux, rageur, furieux, doux et aimant avec sa sœur seulement. Rimbaud savait l’itinéraire que devait prendre Izambard (Charleroi, Bruxelles, où il allait voir Paul Demay, le futur directeur de la Jeune France, puis Mons et Valenciennes) et voici qu’avant même son départ, Izambard reçoit une lettre de Mme Rimbaud, elle réclame son fils qui vient de disparaître une seconde fois. ”
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Portrait de Arthur Rimbaud Arthur Rimbaud,  Reliquaire, poésies

“ Où fourmille, où fourmille, où se lève la foule,
La foule épouvantable avec des bruits de houle,
Hurlant, comme une chienne, hurlant comme une mer,
Avec ses bâtons forts et ses piques de fer,
Ses tambours, ses grands cris de halles et de bouges,
Tas sombre de haillons saignant de bonnets rouges
L’Homme, par la fenêtre ouverte, montre tout
Au roi pâle et suant qui chancelle debout,
Malade à regarder cela !
”
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