Léon Plée,
Abd-el-Kader, nos soldats, nos généraux et la guerre d'Afrique
(1874)
“ On voyait déjà la faible armée du maréchal dispersée, et jonchant de ses débris la frontière qu'elle avait osé franchir. De ce succès on courait à d'autres succès. On reprenait Mascara, Oran, et bientôt le drapeau des schériffs flottait sur Al-Djezaïr, sur Alger. D'un autre côté, Abd-el-Kader mettait à profit chacune des journées que nous perdions à attendre. Si l'on tardait plus longtemps à prendre un parti, on pouvait craindre une révolte sur nos derrières. Mais comment obtenir un engagement décisif avec des ennemis qui n'attaquent qu'à coup sûr? ”
