Résumé

Notes sur l'Algérie ; par un ancien officier de l'armée d'Afrique en retraite… (1841)

Quant à l'armée , son rôle dans cette oeuvre de colonisation se déduit de ce principe : disposer d'abord des troupes pour couvrir la colonie et employer le surplus
à son avenir.
Or, comme Abd-el-Kader ou tout autre ne peut être à aucun titre souverain en Algérie ; que tout traité avec lui serait une faiblesse déguisée qui ne lui échapperait pas et qu'il proclamerait; il faut employer les troupes que la paix continentale nous permet d'avoir en Afrique, au-delà du strict nécessaire, à protester contre les actes de l'émir.
Source : Gallica

Notes sur l'Algérie ; par un ancien officier de l'armée d'Afrique en retraite… (1841)

La province de l'est avait toutes les conditions pour devenir la base de notre colonisation, comme Tunis fut le point de départ des Romains , si Alger, comme capitale de fait, ne l'eût emporté. Les peuples du littoral furent toujours habitués au contact des Européens. Ceux de l'intérieur sont moins farouches que leurs semblables de l'ouest. Le nom de l'émir n'y est connu que depuis très peu de temps. Achmet-Bey, l'ancien maître du pays, est une tierce puissance dont l'influence musulmane nuit à l'établissement de celle d'Abd-el-Kader en offrant une double direction au fanatisme.
Source : Gallica

Notes sur l'Algérie ; par un ancien officier de l'armée d'Afrique en retraite… (1841)

Vous chassez les Turcs, clef de la voûte, et vous laissez à des mains ennemies le soin de mettre l'ordre dans le pays. Tout sauvages ou pillards qu'ils sont, les Arabes, pour leurs relations de tribu à tribu, pour leurs marchés d'échanges, ont besoin d'une autorité. Vous avez cru votre conquête assurée parce que vous avez brisé le joug qui pesait sur le pays , vous, n'avez rien mis à là place.
Source : Gallica

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