Résumé

Un Électeur algérien à son député (1846)

Depuis Tunis jusqu'à Mogador, sur une bande de deux cents myriamètres, les populations kabyles isolées les unes des autres, groupées dans leurs montagnes sans communications entre elles, sans gouvernement et sans intérêt commun, n'ayant même pas connaissance les unes de l'existence des autres, ont conservé la même langue, des habitudes semblables de culture et d'industrie. Ils fabriquent de temps immémorial des armes, des meubles, et même de la fausse monnaie bien imitée ; ils bâtissent des maisons ou des huiles, ont des titres de propriété, et sont gouvernés par des formes républicaines.
Source : Gallica

Un Électeur algérien à son député (1846)

Un maréchal de France vint prendre le commandement de l'Algérie ; l'héritier du trône l'accompagnait ; Mascara et Tlemcen furent enlevés au pouvoir de l'émir. Mais si, dans cette campagne d'hiver, le maréchal employa toutes les ressources d'un véritable homme de guerre, l'armée n'en fit pas moins l'apprentissage du rude métier qui dura trop long-temps. Faire la guerre, et une guerre aussi difficile que celle d'Afrique, sans que les prévisions de l'administration militaire suppléent, autant qu'il est possible , au manque de ressources locales, c'est une oeuvre difficile et pénible.
Source : Gallica

Un Électeur algérien à son député (1846)

Les détachements turcs, sous la régence, ne pouvaient prendre cette route, sur laquelle sont les fameuses Portes de Fer, nom que l'on donne à un défilé taillé dans la pente du Jurjura, sans l'autorisation des tribus kabyles, auxquelles le pacha octroyait des cadeaux. Franchir cette route avec le drapeau français déployé, et traînant des canons; enfin, marcher en maîtres, eût été une impossibilité, si les habitants s'y fussent opposés ; le traverser sans qu'ils s'y opposassent, était une preuve d'un grand ascendant sur les populations
Source : Gallica

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