Jules Pichon, Abd el Kader : sa jeunesse, son rôle politique et religieux… (1899)
“ A partir de la porte du camp, Abd el Kader fait caracoler et sauter son cheval ; les deux saïs, avec une agilité remarquable, bondissent avec le cheval et, quoique très rapprochés de lui, ils ne sont jamais atteints par les jambes de derrière que l'on croit à chaque instant devoir leur fouler les pieds. Arrivé devant la tente du sultan, la musique change d'air, le cheval devient tranquille comme par enchantement et s'approche du tabouret préparé pour faire descendre l'Emir; au moment où celui-ci met pied à terre, trois coups de canon retentissent. ”
