Résumé

Jules Pichon Abd el Kader : sa jeunesse, son rôle politique et religieux… (1899)

A partir de la porte du camp, Abd el Kader fait caracoler et sauter son cheval ; les deux saïs, avec une agilité remarquable, bondissent avec le cheval et, quoique très rapprochés de lui, ils ne sont jamais atteints par les jambes de derrière que l'on croit à chaque instant devoir leur fouler les pieds.
Arrivé devant la tente du sultan, la musique change d'air, le cheval devient tranquille comme par enchantement et s'approche du tabouret préparé pour faire descendre l'Emir; au moment où celui-ci met pied à terre, trois coups de canon retentissent.
Source : Gallica

Jules Pichon Abd el Kader : sa jeunesse, son rôle politique et religieux… (1899)

Si les Français étaient à Oran, leur autorité, toutefois, ne s'étendait guère plus loin que les murs de la ville et le frisson plein de menaces qui,depuis la prise d'Alger, secouait tout le beylick de l'ouest, ne semblait pas devoir s'apaiser. Le coup terrible porté par la France à la puissance des Turcs avait été le signal d'un soulèvement général des indigènes ; au ressentiment national, si l 'on peut s'exprimer ainsi, qu'avait justifié l'oppression, se mêlèrent inévitablement les passions qui ne manquent jamais de se faire jour dans les époques et les pays troublés.
Source : Gallica

Jules Pichon Abd el Kader : sa jeunesse, son rôle politique et religieux… (1899)

Ajoute, enfin, que je suis un homme mort pour le monde; que je jure par les serments les plus sacrés que je ne susciterai pas la discorde parmi leurs sujets d'Algérie, Arabes ou Kabyles, musulmans ou juifs. Dieu t'a donné la puissance, et il n'est personne qui puisse admettre une excuse de ta part si tu ne me rends pas la liberté, et qui ne te dise : Que ta femme soit un péché pour toi !
Source : Gallica

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