Résumé

F. Kohn-Abrest En Algérie. Trois mois de vacances… (1884)

Les Maures d'Alger n'ont pas des trésors d'indulgence ni de patience, et le roumi qui s'aviserait de rester plus longtemps que de raison en contemplation devant le bonnet à gland brodé, les pantalons de soie et le pourpoint bariolé d'arabesques de l'odalisque, pourrait bien faire connaissance avec quelque vigoureux et noueux nerf de boeuf.
Les Maures représentent l'ancienne population autochtone d'Alger ; ils sont les fils de messieurs les pirates qui, pendant des siècles et des siècles, ont fait de la pure et placide Méditerranée un affreux coupe-gorge.
Source : Gallica

F. Kohn-Abrest En Algérie. Trois mois de vacances… (1884)

En dehors d'Oran, sur la route de Tlemcen, nous tombons en plein village nègre. L'aspect est drôle, mais médiocrement appétissant. Des cabanes très basses, des huttes d'une architecture rudimentaire, des gourbis éternellement entourés d'une poussière rougeâtre, forment une demi-douzaine d'impasses. Là dedans grouille une population du plus bel ébène, vêtue de haillons, se nourrissant de détritus de toute sorte, qui rissolent sans cesse clans des poêles à l'odeur nauséabonde. Quant à la marmaille noire, sa joie, son bonheur, est de se vautrer dans la poussière et dans la boue.
Source : Gallica

F. Kohn-Abrest En Algérie. Trois mois de vacances… (1884)

La vie à Alger porte le cachet d'une somnolence douce et d'une quiétude parfaite. A en juger par les apparences, les difficultés de la vie doivent être à peu près nulles, et les soucis absents. Pas de gens pressés ou affairés dans les rues ; on ne court pas, on ne se bouscule point comme dans nos centres commerciaux d'Europe ; on se promène, on va doucement devant soi avec la conscience d'arriver toujours à temps.
Source : Gallica

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