Califat

Définition et enjeux

Gabriel Charmes,  Revue des Deux Mondes

“ Il existe d’ailleurs un autre lieu, plus puissant encore que le califat, entre les sectateurs de la religion musulmane ; c’est le pèlerinage à La Mecque, que les musulmans de toutes les sectes considèrent comme obligatoire. Le tombeau du Prophète, non la résidence du calife, est la véritable capitale de l’islamisme. Le califat s’est amoindri d’ailleurs jusqu’à n’être plus que l’ombre de lui-même. La seule marque de respect accordée au calife dans les pays dont il n’est pas le souverain territorial consiste à placer son nom dans les prières. ”
Source : Wikisource

Yuwākīm Mubārak,  Pentalogie islamo-chrétienne. 3… (1972-1973)

“ Mais s'il n'y a pas de sacerdoce en Islam, ni de médiation d'aucune sorte, entre l'homme et Dieu, il n'empêche que toute prière publique est faite au nom de celui qui représente l'ensemble des peuples musulmans, le successeur de l'Envoyé dé Dieu. Jusqu'à la chute du califat, c'était évidemment le calife. Mais déjà il y avait eu des califats dissidents, et maintenant, bien sûr, la communauté islamique est divisée en nations qui sont loin de reconnaître le même chef. ”
Source : Gallica

Reinhart Pieter Anne Dozy,  Histoire des Musulmans d'Espagne…

“ Sans compter qu'à l'exemple des orthodoxes de Médine ils traitaient les Omaiyades d'incrédules, ils contestaient aux Coraichites le droit exclusif au califat; ils niaient hardiment que le Prophète eût dit que le gouvernement spirituel et temporel n'appartenait qu'à cette tribu. Chacun, prêchaient-ils, pouvait être élu au califat, quelle que fût sa condition, qu'il appartînt à la plus haute noblesse ou aux derniers rangs de la société, qu'il fût Coraichite ou esclave;—dangereuse théorie qui sapait le droit public dans sa racine. ”
Source : Gutenberg

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