Ferdinand Hugonnet

Élements biographiques

Ferdinand Hugonnet Français et Arabes en Algérie, par Ferd… (1860)

Quelque temps après, l'émir fondait sur la malheureuse, lui reprochait son alliance avec le chrétien, et déployait ses cavaliers rouges. Sincèrement, que pouvait faire la tribu? Elle aimait Abd-el-Kader, le héros national, le type le plus recherché des Arabes ; jeune, beau, cavalier accompli, valeureux, de manières distinguées, poète, orateur, croyant plein d'ardeur. La tribu était entraînée par ses sentiments; eût-elle résisté, le fils de Mahi-ed-Din avait encore la force, et de toute manière il fallait céder.
Source : Gallica

Ferdinand Hugonnet Français et Arabes en Algérie, par Ferd… (1860)

Nous l'avons laissé au Méchouar ; nous le verrons plus tard à Cherchell, à Médéa, à Orléansville, puis de nouveau à Tlemcen, et enfin aux barricades de juin, toujours remplissant des devoirs pénibles. A d'autres les occasions de gloire facile, les colonnes d'assaut à conduire, les positions à enlever, les coups de main brillants à diriger; l'homme de guerre qui nous occupe n'eut que rarement de ces heureuses aubaines, il lui était réservé de la besogne à la fois plus pénible et moins féconde en renommée éclatante.
Source : Gallica

Ferdinand Hugonnet Français et Arabes en Algérie, par Ferd… (1860)

Mais le général Lamoricière était dans le voisinage avec une colonne guettant les événements. Il avait fait occuper les cols du pays, et entre autres le défilé de Kerbouss, par des spahis déguisés en simples cavaliers des tribus. Le lieutenant Bokouïa était à ce col avec quelques-uns de ses hommes, lorsque dans la nuit du 21 au 22, par une pluie battante, plusieurs cavaliers s'approchèrent du détachement de Bokouïa : Qui êtes-vous? avait-il été crié des deux côtés. « Nous sommes des cavaliers de la tribu voisine, » avaient répondu les spahis déguisés.
Source : Gallica

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