Taxile Delord

Élements biographiques

Portrait de Taxile Delord Taxile Delord,  Les fleurs animées. [Suivi de Botanique des dames et Horticulture des dames… (1847)

“ L'autre nous dit les ruses de Zéphyre amoureux de Flore. Rien ne pouvait toucher le coeur de la déesse, ni les parfums semés sur ses pas, ni les fraîches brises se jouant autour de son front, ni les vers harmonieux chantés dans le feuillage : Flore n'aimait que ses fleurs. Zéphyre se change en une fleur si belle, que Flore s'approche pour l'admirer. Attirée par son parfum, elle se penche enivrée, éperdue, entraînée par un charme secret ; elle dépose un baiser sur sa corolle. C'est ainsi que se consomma l'union de Zéphire et de Flore.
Cette fleur, c'était la rose.
”
Source : Gallica

Portrait de Taxile Delord Taxile Delord,  Les fleurs animées. [Suivi de Botanique des dames et Horticulture des dames… (1847)

“ Un sylphe évaporé vient les troubler dans leurs entretiens, mais la fleur de nuit ne les écoute pas, la fleur de nuit n'est pas coquette.
Elle n'aime que ceux qui souffrent.
Comme le bruit du vent, comme le murmure de l'eau, le parfum de la fleur de nuit console.
Elle écoute la plainte du berger, elle sourit aux rêveries de la jeune fille, elle prête l'oreille aux chants du poète.
Sa molle senteur prête un charme secret à votre premier rendez-vous, elle vous enveloppe comme d'un voile d'innocence et de pureté.
Aucun insecte ne se pose sur les fleurs de nuit
”
Source : Gallica

Portrait de Taxile Delord Taxile Delord,  Histoire du second Empire (1848-1869… (1869)

“ Donc l'Empire, c'était une partie de la Révolution; c'était tant bien que mal l'égalité en pratique, la hiérarchie selon les facultés; oui, c'était le principe d'égalité contre le principe d'hérédité, l'idée de progression contre l'idée de conservation, le droit personnel, individuel, contre le privilége de race et de caste. L'Empereur lui-même était un parvenu; chacun pouvait, à l'exemple du chef, s'affirmer suivant sa valeur, atteindre à son grade suivant son mérite, avoir son rang selon son droit. Il y avait, dit le proverbe, un bâton de maréchal dans la giberne de chaque soldat. ”
Source : Gallica

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