Résumé

Portrait de Taxile Delord Taxile Delord Les fleurs animées. [Suivi de Botanique des dames et Horticulture des dames… (1847)

L'autre nous dit les ruses de Zéphyre amoureux de Flore. Rien ne pouvait toucher le coeur de la déesse, ni les parfums semés sur ses pas, ni les fraîches brises se jouant autour de son front, ni les vers harmonieux chantés dans le feuillage : Flore n'aimait que ses fleurs. Zéphyre se change en une fleur si belle, que Flore s'approche pour l'admirer. Attirée par son parfum, elle se penche enivrée, éperdue, entraînée par un charme secret ; elle dépose un baiser sur sa corolle. C'est ainsi que se consomma l'union de Zéphire et de Flore.
Cette fleur, c'était la rose.
Source : Gallica

Portrait de Taxile Delord Taxile Delord Les fleurs animées. [Suivi de Botanique des dames et Horticulture des dames… (1847)

L'onde coule sur des diamants où vient se briser et chatoyer la lumière en reflets d'or, d'azur et d'opale. Des papillons de toutes les formes, de toutes les couleurs, se croisent, s'évitent, se poursuivent, planent, tournoient, se posent, ou s'élèvent sur leurs ailes d'améthyste, d'éméraude, d'onyx, de turquoise et de saphir. Il n'y a pas d'oiseaux dans ce jardin, mais on s'y sent enveloppé comme d'une harmonie universelle qui ressemble à un de ces concerts qu'on entend en rêve : c'est la brise qui soupire, murmure, joue et chante sa mélodie à chaque fleur.
Source : Gallica

Portrait de Taxile Delord Taxile Delord Les fleurs animées. [Suivi de Botanique des dames et Horticulture des dames… (1847)

L'autre nuit j'ai eu une vision menaçante. J'ai vu les lis traînés dans la boue, et une jeune et belle reine qu'on menait à l'échafaud !
Combien je regrette le temps où, simple fleur, j'étais le symbole chéri de l'innocence. On m'effeuillait alors sur les pas des vierges et des chastes épouses ; les anges, porteurs des messages du ciel, s'arrêtaient un moment pour se reposer dans ma corolle et le lendemain ils m'enlevaient avec eux dans leurs bras et me présentaient aux hommes comme un gage nouveau de la bonne nouvelle qu'ils venaient leur annoncer. Je vivais d'air, de soleil et de lumière.
Source : Gallica

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