François Coppée,
Contes en vers et poésies diverses…
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“ « Prends seulement ces fleurs de hallier, dit Bleuette, Pour les donner à qui calmera vos douleurs ; Car je n'ai rien. » Mais quand la couronne de fleurs Fut entre les deux mains du pauvre petit mioche, Elle devint un rond énorme de brioche, Toute chaude et dorée ainsi qu'un pain bénit. Bleuette, bien avant que l'orphelin finît De s'étonner, s'enfuit et gagna la grand'route. Un beau lys frais éclos poussait au bord, sans doute Pour qu'à s'en embellir elle se décidât. A l'ombre d'un noyer elle vit un soldat Qui s'était assis là, sur une grosse pierre. ”
