Robert de la Sizeranne, Les Portraits de femmes et d’enfans à l’Ecole des Beaux-Arts
“ Aux époques où l’on voit faussement les couleurs répandues sur les épidermes, il est rare qu’on voie bien juste les sentimens cachés au fond des âmes. Il faut trembler quand, par gageure ou par morbidité, la littérature et l’art déforment systématiquement notre vision de la vie. On se contente de sourire quand les peintres nous montrent des chevaux violets, des joues verdâtres, des arbres rouges et des neiges jaunes. On sourit encore quand les poètes décident que le ciel n’a que la couleur que lui prête notre état d’âme : Depuis qu’il n’est plus bleu, nous voulons qu’il soit vert... ”
