Résumé

Portrait de Henry Lapauze Henry Lapauze La Tour et son oeuvre au musée de Saint-Quentin… (1905)

C'est que son rêve est éternel. Tandis que La Tour peint la passion telle qu'on la put éprouver en France pendant une trentaine d'années, Watteau fait sentir l'incertitude et la fragilité dont tremble le cœur des amants. Depuis le premier baiser échangé sur la terre, et jusque dans l'extrême folie de l'ivresse, en ont-ils jamais pu guérir?
Watteau est donc à la fois plus spécialisé en lui-même, par la force d'un sentiment dominateur, et plus expressif d'une idée générale. Mais l'idée est indécise autant que poignante. Elle perce toutes les âmes sans en éclairer aucune.
Source : Gallica

Portrait de Henry Lapauze Henry Lapauze La Tour et son oeuvre au musée de Saint-Quentin… (1905)

De son vivant, il fut le peintre à la mode. Les plus grandes dames, les plus hautaines, attendaient son bon plaisir pour poser devant lui. La Tour les rudoyait, sans qu'elles se rebutassent de ses impertinences. Parfois il les laissait là pour crayonner un visage de grisette ou de petite danseuse, plus significatif, à son gré, de la sensualité malicieuse et pimpante, qui fut le penchant de son cœur et de son siècle.
Ce qui plaisait à ses contemporains plaisait également à son œil, à son crayon, à sa nature avide et fine, mettait le mieux en éveil son tempérament d'artiste.
Source : Gallica

Portrait de Henry Lapauze Henry Lapauze La Tour et son oeuvre au musée de Saint-Quentin… (1905)

Voilà des années que La Tour travaille partout et toujours. En tous lieux il observe, et tout lui est un sujet d'étude : « Vous ne savez ni peindre, ni
dessiner » ! Ni les copies d'estampes à Saint-Quentin, ni l'atelier de Spoëde, ni le séjour à Reims, ni la station de Cambrai, ni les deux années passées à Londres, dans un labeur continuel, n'ont donc fait de lui l'artiste qu'il avait rêvé d'être?
Source : Gallica

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