Philippe Burty

Philippe Burty

Résumé

Portrait de Philippe Burty Philippe Burty Eaux-fortes de Jules de Goncourt (1876)

Ces eaux-fortes, d'un dessin vivant et personnel, d'une attaque leste et ferme, d'un travail ingénieux et appliqué, d'une morsure colorée et fine, nous montrent Jules de Goncourt tantôt directement aux prises avec la nature, tantôt face à face avec ces maîtres français du XVIIIe siècle dont il sentait à fond le style et la grâce, La Tour, Chardin, Fragonard, les Saint-Aubin, Prud'hon, – tantôt luttant d'esprit moderne avec les croquis du maître qu'il affectionnait entre tous, Gavarni.
Source : Gallica

Portrait de Philippe Burty Philippe Burty Eaux-fortes de Jules de Goncourt (1876)

Mais Jules était un artiste, et c'est ce qui le fit triompher de ces fatigues, de ces désillusions qui en sont plus tard les douleurs et les joies secrètes. Il avait la force d'application et la force d'intuition. Le « métier » peut produire, dans la gravure, des résultats surprenants. Il ne peut que venir en aide au développement de ces qualités instinctives, le choix des travaux et le sentiment de la morsure.
Source : Gallica

Portrait de Philippe Burty Philippe Burty Eaux-fortes de Jules de Goncourt (1876)

Au bout de cela, la morsure, ce travail de l'acide qui, selon le degré, la température, des lois inconnues, une chance, un hasard, va réussir ou manquer la planche, faire ou defaire son caractère, creuser ou émousser son style, la morsure le prenait aux émotions de son mystère et de sa chimie magique. Il était enlevé à lui-même quand, baissé sur les fumées rousses, les bulles d'air crevant à la surface, il suivait dans l'eau mordante les changements du cuivre, ses pâlissements, les bouillonnements verts qui
moussaient sur les traits de la pointe.
Source : Gallica

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