Résumé

Portrait de Louis Gonse Louis Gonse Musée de Lille. Le Musée Wicar… (1878)

La tête, aux longs cheveux collants, les yeux baissés, a le charme des plus ravissantes madones ; le corps emprisonné et dessiné par un vêtement très-mince et très-collant est celui d'un jeune éphèbe; il est d'une élégance indescriptible. Ce dessin, qui n'est qu'un contour avec quelques accents et quelques hachures très-légères, est entre les plus adorables de la première manière de Raphaël. Rien n'en pourrait surpasser la grâce émouvante. Passavant le considère, et avec raison, je crois, comme une première pensée de la Vierge au Chardonneret (1505) du Musée des Offices.
Source : Gallica

Portrait de Louis Gonse Louis Gonse Musée de Lille. Le Musée Wicar… (1878)

Le profil, au contraire, presque gai, est naïf et souriant. La concavité du nez se fait sentir, — je regrette que dans le petit croquis à la plume, qui accompagne ses lignes, M. Gaillard ait cru devoir l'atténuer un peu; — elle est irrésistiblement jolie : c'est la beauté en fleur et prête à s'épanouir. La construction du menton, de la bouche, de la joue et de l'arcade sourcilière est d'une perfection idéale; les accents du modelé sont pleins et moelleux.
Source : Gallica

Portrait de Louis Gonse Louis Gonse Musée de Lille. Le Musée Wicar… (1878)

Le bas-relief de Lille appartient à la manière délicatement réaliste de Donatello; il est de même style, quoique différent comme composition et, à mon avis, plus beau que le bas-relief du baptistère de San-Giovanni, à Sienne, exécuté en 1 h27. Il est à la fois plus fin et plus souple de facture. C'est une scène simplement et magistralement ordonnée dans une architecture assez touffue de colonnades, de portiques et d'escaliers à l'antique.
Source : Gallica

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