Jean II

Définition et enjeux

Portrait de Pétrus Borel Pétrus Borel,  Le vieux capitaine

“ Jean, que simple on était de croire que cet homme
Qui se sacra lui-même avec la main de Rome,
Et qui s’assit, vainqueur,
Déjouant le poignard, riant aux anarchies,
Sur le trône détruit des vieilles monarchies : —
Il vit, notre Empereur !
Jean, que simple on était ! croire que l’homme austère
Qui d’un geste, dix ans, a foudroyé la terre,
Mourrait comme un pasteur ;
N’entend-on pas le brick qui s’entr’ouvre et qui lutte,
Ou le cri du rocher qui s’écrase en sa chute ?...
”
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Adolphe Bréant de Fontenay,  Encyclopédie nationale, par A. Bréant… (1844-1850)

“ Quant à Jean II, il se trouva fort embarrassé après l'abdication de son père, héritant d'un empire sans armée et sans ressources. Il avait reconnu la suprématie des sultans, en recevant d'Amurat l'investiture du titre impérial, tout en restant son tributaire. Le peuple grec était plus que jamais occupé de ses disputes théologiques, toujours plus absurdes, toujours plus furieuses. Restait le pape, comme unique refuge, en flattant son orgueil, en rampant devant son autorité controuvée, bien entendu. Jean se rendit donc à Rome ”
Source : Gallica

Portrait de Nikolaï Karamzine Nikolaï Karamzine,  Histoire de l’empire de Russie…

“ Afin de ressembler en tout à Jean III, son illustre aïeul, et désirant, d’après ses propres expressions, régner selon les lois, Jean ne s’occupait pas seulement des moyens d’inspirer aux ennemis extérieurs la crainte de ses armes, il songeait aussi à illustrer sa jeunesse par l’exécution d’un dessein qui, aux époques même où l’homme jouit de toutes ses facultés, exige une force d’esprit extraordinaire : il devint législateur de son peuple, titre glorieux et immortel que bien peu de souverains sont réellement dignes de porter. ”
Source : Wikisource

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