Francisco de Holanda

Francisco de Holanda

Résumé

Portrait de Francisco de Holanda Francisco de Holanda Quatre dialogues sur la peinture (1911)

Imiter à la perfection chacun de ces êtres en son espèce, ce n'est autre chose, à ce qu'il me semble, que chercher à imiter l'art de Dieu immortel. L'oeuvre la plus noble et la plus parfaite en peinture sera donc celle qui reproduira les êtres les plus nobles, ceux qui ont été conçus avec le plus de science et de délicatesse. Quelle intelligence serait assez inculte pour ne pas comprendre que le pied d'un homme est plus noble que son soulier, sa peau que celle des brebis dont est tissé son vêtement et n'en arriverait ainsi à trouver le rang et le mérite de chaque être ?
Source : Gallica

Portrait de Francisco de Holanda Francisco de Holanda Quatre dialogues sur la peinture (1911)

C'est pourquoi le peintre, en passe de pouvoir obtenir cette gloire, s'estime au-dessus de qui ne connaît et ne sut jamais désirer rien de tel ; de qui se contente d'un empire bien moindre que d'imiter par la peinture une des oeuvres de Dieu ; de qui ne conquit jamais une province aussi vaste que la satisfaction de soi-même en des oeuvres plus malaisées et plus hasardeuses que l'asservissement du pays entre les Colonnes d'Hercule et le Gange indien; de qui ne mit jamais à mort cet ennemi, le plus difficile à vaincre : la conformité de l'oeuvre avec le désir ou l'idéal d'un grand peintre
Source : Gallica

Portrait de Francisco de Holanda Francisco de Holanda Quatre dialogues sur la peinture

FRANCISCO DE HOLLANDA
ET LES DIALOGUES SUR LA PEINTURE C’est par des poèmes d’architecture que le Portugal, près d’un siècle avant la publication des Lusiades, se mit à célébrer la gloire de ses découvertes d’outre-mer.
Par delà l’horizon, par delà les océans, tous les esprits étaient tendus vers ces terres quasi-fabuleuses d’où revinrent hier, d’où reviendraient demain les caravelles. À Lisbonne, il n’était de regards que pour les vaisseaux au mouillage ; on n’entendait sur les bords de la baie que termes nautiques et récits merveilleux ; les imaginations frémissaient de fièvre et d’espoir.
Source : Wikisource

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